Stop à l’impunité d’Israël

Stop à l’impunité d’Israël

© Delgé.

Palestine. L’escalade du conflit est la conséquence directe de la politique colonialiste et ségrégationniste de Netanyahou. La communauté internationale doit peser pour faire cesser le massacre.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adopte une résolution qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe. Ainsi naîtra Israël, mais pas l’État palestinien ! En 1967, après la Guerre des Six jours, l’État hébreux occupe les territoires palestiniens dont Jérusalem-Est et n’appliquera jamais la résolution 242 du Conseil de sécurité qui préconise le retrait des forces armées « des territoires occupés ». L’espoir d’un règlement pacifique né avec les accords d’Oslo s’éloigne en 1995 avec l’assassinat d’Yitzhak Rabin par un militant israélien d’extrême droite. La politique de colonisation des territoires occupés s’accélère : constructions de colonies dans toute la Cisjordanie, construction du Mur, expulsion de Palestiniens de leurs habitations à Jérusalem, vol permanent des terres palestiniennes en Cisjordanie, emprisonnements arbitraires… Une véritable politique d’apartheid se met en place aussi bien au sein de l’État hébreu avec le vote de la loi sur « l’État-nation du peuple juif » en 2018, loi qui ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs, que dans les territoires occupés.

L’escalade qui a lieu aujourd’hui était donc à prévoir. L’engrenage de la colonisation a renforcé les éléments les plus fascisants de la société israélienne tout en y marginalisant les forces de progrès. 

Oppresseur et opprimés

Il ne faut donc pas inverser les rôles comme s’y complaisent médias et chancelleries occidentales : il y a un occupant et un peuple privé de sa terre et d’un État, il y a un oppresseur et des opprimés. 
Aujourd’hui, Israël poursuit sans relâche sa destruction du territoire palestinien : bâtiments publics, usines, générateurs électriques sont bombardés. A Gaza, les victimes civiles, dont de nombreux enfants, s’accumulent… Et la mise en scène de la rivalité entre le Hamas – créé avec l’aide des services secrets israéliens pour affaiblir l’OLP – et l’extrême droite israélienne permet ainsi d’évacuer les causes fondamentales de la colère d’un peuple. 

Mais qui peut accepter ces images de fer et de feu sur Gaza, le vol des maisons de familles palestiniennes à Jérusalem, la chasse à l’arabe dans les villes israéliennes ? De quel droit Israël bénéficie-t-il d’une impunité totale depuis cinquante-quatre années de viol du droit international ? Qu’attendent les gouvernements pour s’appuyer sur ce droit et contraindre le pouvoir israélien à respecter les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale de l’ONU ? 

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