Solidaires. Dans la joie comme dans la peine

Solidaires. Dans la joie comme dans la peine

Ouvert le 13 janvier le festival se poursuit dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, y présentant des œuvres d’une belle diversité.

Samir Abdallah, face à son public. © Y.LucAs

Maghreb si loin si proche 

Ouvert le 13 janvier le festival se poursuit dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales, y présentant des œuvres d’une belle diversité.

Maghreb si loin si proche est de plus en plus varié, donnant à voir films de fiction et documentaires, événements tragiques, historiques ou plus divertissants. Il intègre de plus en plus des films tournés dans les pays d’accueil d’Europe jouant ainsi sur une plus grande diversité. Il s’en va aussi plus loin. Cette année, par exemple on a vu, à Port-Vendres, Si tu es un homme un documentaire situé au Burkina-Faso, dans le monde fascinant et dangereux des mines d’or.

Ayant rencontré à Elne le joyeux La cour des Miracles., nous avons encore plongé à Port-Vendres dans la fantaisie et l’humour, avec Youssef Salem a du succès, réalisé par Baya Kasmi. L’histoire d’un écrivain raté qui atteint un jour le sommet avec son nouveau livre Le choc toxique. Et comme son roman semble autobiographique, ce qui met en cause sa famille, cela provoque quelques conflits, et même quelques empoignades. On sort de ce film terriblement joyeux et on vous le recommande.

Documentaires, joie de vivre et souvenirs tragiques 

Alénya proposait deux films. Réalisé par Laure Pradal, le documentaire Des livres et des baguettes a ravi son public grâce au récit des lectures publiques réalisées à Montpellier, dans le quartier de la Paillade. L’autre film était Nos frangins de Rachid Bouchareb consacré à la mort de Malik Oussekine à la suite d’une intervention de police à Paris en 1986. « Un événement très émotionnel et qui marque à jamais, » dit Rachid Bouchareb. Goutte d’or, de Clément Cogitore, dans le quartier parisien du même nom tourne autour d’un cabinet de voyance. Pour la France, un drame à l’École militaire de Saint-Cyr, est inspiré d’une histoire vraie. Toujours à Argelès, le documentaire Quo vadis, a été présenté par son auteur Samir Abdallah. Il conte son autobiographie, mêlant mère danoise, père égyptien et grands-parents marocains. Le film est le récit des visites dans leurs lieux d’origine qu’entreprend Samir avec ses enfants. Le père de Samir, Hamed Abdallah, était un peintre égyptien de renommée internationale. Quelques-unes de ses œuvres sont présentées à la galerie Marianne à Argelès et l’illustration de l’affiche du festival provient d’un de ses tableaux. 

Maghreb continue en divers lieux jusqu’au 28 janvier.

Yvette Lucas

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