
Sale temps pour l’école
L’école, c’est à dire l’investissement dans la jeunesse et l’avenir, devrait être la priorité des priorités de l’action politique.

L’école, c’est à dire l’investissement dans la jeunesse et l’avenir, devrait être la priorité des priorités de l’action politique. Avec la gouvernance Macron-Attal, il n’en est rien. L’exécutif s’applique à aggraver un peu plus chaque jour une situation scolaire considérablement affaiblie par les coups de boutoir des gouvernements précédents. Le dossier que vous lirez dans cet hebdomadaire en donne des exemples significatifs. Il évoque quelques-uns des maux qui affectent l’institution scolaire, menaces sur les personnels, tri des élèves, moyens amputés (-650 millions d’euros), bas salaires…Les dramatiques cas d’agressions de ces derniers jours étant un symptôme supplémentaire de la fragilité de l’édifice. Ce que pointe justement la FCPE 66 qui, dans un communiqué, déclare : « un climat scolaire apaisé ne se décrète pas, il se construit jour après jour avec des moyens et du temps, loin des réformes incessantes et des coups de rabot. »
Les problèmes augmentent pendant que les moyens se réduisent, notamment le manque d’enseignants et de personnels d’encadrement. La valse des ministres, dont l’une, farouche partisane de l’enseignement privé, est éclairante sur l’intérêt que le gouvernement porte à l’institution scolaire.
Or, l’école peut être un fort vecteur d’élévation intellectuelle, elle donne des armes pour comprendre et transformer le monde, elle participe de la formation des citoyens.
Lorsqu’elle est empêchée de jouer ce rôle, les jeunes, les citoyens demeurent la proie des préjugés, de l’obscurantisme.
De cela Macron n’a cure, tant il est converti à l’ultralibéralisme, un système qui vise à faire émerger les élites dominantes et à reléguer les autres dans des emplois subalternes.
Il est heureux de voir, en Seine Saint-Denis comme partout en France, les mobilisations pour l’école se développer.