
Rugby au féminin – Que du bonheur !
Nombreux sont celles et ceux qui ignorent encore cette pratique. Le rugby féminin. L’Angleterre reçoit, en ce moment, la coupe du monde. Et elle reçoit bien.

Nombreux sont celles et ceux qui ignorent encore cette pratique. Le rugby féminin. L’Angleterre reçoit, en ce moment, la coupe du monde. Et elle reçoit bien.
Deux matchs de poule ont déjà été joués par chacune des 16 équipes présentes, dans des stades bondés, colorés, vivants et enthousiastes. Le troisième match, qualificatif pour les quarts de finale (8 équipes restantes), a lieu ce week-end le 7 et le 8 septembre. Il y a donc des équipes déjà confirmées, venant de pays où la pratique est déjà ancienne et où les moyens logistiques permettent des préparations pointues. Parmi elles, les favorites anglaises bien sûr, professionnelles depuis longtemps, l’Australie, les néo.Z, la France, le Canada… D’un autre côté, d’autres pays plus faibles, et c’est réjouissant, qui concourent et qui jouent, cherchant là une notoriété, mais aussi du plaisir et une expérience unique pour progresser et défendre leur discipline dans leur propre pays. Citons le Brésil, les Samoa, le Japon. Entre les deux, d’autres équipes matchent très sérieusement et éprouvent les grosses « écuries ». Le record de billets vendus a été pulvérisé. Les audiences télé grimpent en flèche.
Un France-Brésil formidable
« Parfois, un score ne dit pas toute l’histoire. Quand on lit 84 à 5, on imagine une promenade de santé, un déséquilibre écrasant, presque une formalité. Mais ce dimanche à Exeter, derrière les chiffres, il y avait des visages, des souffles courts, des bras levés au ciel et des larmes retenues ». J’approuve ces quelques lignes, dont je ne connais pas l’auteur. Les françaises sont restées concentrées, audacieuses, créatives, conquérantes pendant une heure et demie. Bravo à elles d’avoir respecté le jeu et les adversaires. Les brésiliennes, courageuses, ont créé et combattu pendant une heure trente, encouragées par un public connaisseur. « Leur unique essai fut accueilli comme un trésor, et leurs rires dans les vestiaires, entremêlés à ceux des Françaises, racontaient mieux que tout le bonheur simple de jouer ». Épuisées, mâchées ! Et après ? Après, elles ont rejoint les françaises dans le vestiaire, ont chanté, dansé, ri, ambiancé et pleuré, d’émotion. Mélangées. Messieurs Dames, à vos postes ! Parce que c’est beau, tout simplement.
M. M.