Répression antisyndicale. Les sanctions sont tombées !

Répression antisyndicale. Les sanctions sont tombées !

Mise à pied du secrétaire du syndicat CGT de la Poste, d’un salarié de Camidi, convocation à la gendarmerie du dirigeant de la FNME-CGT, la dérive autoritaire est en marche.

Alex Pignon, secrétaire de la CGT de l’entreprise d’État, la Poste; a reçu le 18 août dernier la décision du directeur général, Philippe Wahl : 24 mois de mise à pied. La commission paritaire nationale qui s’était tenue en juillet n’avait pu conclure, les cinq représentants des salariés (CGT, FO et Sud) ayant voté contre la sanction. Il revenait donc au directeur général de décider. C’est aujourd’hui chose faite. Alex reste toujours attaché administrativement à l’entreprise, le lien d’emploi étant maintenu, mais ne touchera ni salaire ni indemnité pendant cette période. Cinq autres salariés sont dans l’attente d’une convocation dans leur gendarmerie la plus proche. Rappelons que le piquet de grève installé quinze jours devant la plateforme Perpignan-nord avait été décidé en assemblée générale par l’ensemble des salariés grévistes qui réclamaient la titularisation des salariés précaires et un moratoire pour cesser les « réorganisations » incessantes touchant l’activité. Pour la CGT, « depuis la lutte contre la réforme des retraites, La Poste a privilégié la répression au dialogue social(…). Dans un contexte où le pouvoir politique, allié du patronat, excelle dans la répression, le déni démocratique et les dissolutions, la direction de La Poste cherche à bâillonner ses salariés ». L’intersyndicale des postiers, CGT-Sud-CNT, organise une action pour protester contre la mise à pied d’Alexandre Pignon le 14 septembre prochain à Perpignan. Elle s’engage « à utiliser tous les recours possibles (tribunal administratif) et à créer le rapport de force nécessaire pour faire reculer La Poste ».

D’autres salariés sont sanctionnés

Chez Camidi, d’abord, à Port-la-Nouvelle, où un salarié, Tony Lelong, est victime « d’une mise à pied conservatoire pour avoir voulu faire respecter ses restrictions médicales liées à son handicap » et avoir rappelé à la direction ses devoirs par rapport aux textes en vigueur dans le code du travail. Enfin, comment ne pas évoquer la convocation de Sébastien Menesplier, secrétaire général CGT de la fédération des mines et de l’énergie. Il est accusé, (excusez du peu !) de : « Mise en danger d’autrui par personne morale (risque immédiat de mort ou d’infirmité) par violation manifestement délibérée d’une obligation règlementaire de sécurité et de prudence ». C’est donc bien en sa qualité de premier dirigeant de la FNME-CGT que Sébastien Menesplier se retrouve convoqué devant la gendarmerie. Comme pour Alex Pignon, comme pour Tony Lelong, la dérive autoritaire est désormais patente.

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