Réinventer un service public postal de qualité

Réinventer un service public postal de qualité

(c) DR. letc.
La période invite à réinventer un service public postal du XXIe siècle.

Précarisation des salariés. La Poste étranglée par sa politique libérale.

La Poste a supprimé massivement des emplois à statut, arguant la baisse de volume de courrier pour fusionner les tournées, fermer de très nombreux bureaux. La facilité des commandes par Internet la confronte à un afflux de colis. Elle tente d’y faire face en recourant à des contrats précaires.
Les plate-formes comme Amazon profitent du réseau national que La Poste a su garder pour atteindre les zones les plus reculées. Dans les zones plus densément peuplées elles doublent les tournées de La Poste avec des livreurs encore plus précaires.
C’est un non-sens économique, social et environnemental avec des transports en parallèle sur les mêmes trajets. Le développement anarchique des points de retrait de colis chez des commerçants plutôt que dans des bureaux destinés à cette activité accentue cette gabegie.
La direction se félicite de 9.000 embauches de plus dans le pays pour répondre à la demande. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que ces embauches se font via des contrats de plus en plus précaires. Au bout de deux ans de CDD, les salariés partent car il n’y a plus d’embauche en CDI sans parler des 10.000 emplois supprimés en 2010, puis 7.000 en 2015.
La période nouvelle invite à réinventer un service public postal du XXIe siècle qui puisse développer le secteur de la livraison à domicile permettant à ceux qui l’assurent de bonnes conditions de travail et de rémunération.
Pour cela, il faut tourner la page de quarante ans de libéralisme.

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