Ras-le-bol et colère chez les salariés

Ras-le-bol et colère chez les salariés

Depuis plusieurs mois, les salariés mobilisés en France et dans le département accusent l’État et les employeurs associatifs de laisser dépérir un service majeur dû aux usagers.

Depuis plusieurs mois, les salariés mobilisés en France et dans le département accusent l’État et les employeurs associatifs de laisser dépérir un service majeur dû aux usagers.

Un appel national signé par quatre syndicats (CGT, FO-Action sociale, Sud et CGC) pour soutenir les mobilisations décline l’essentiel des alertes et revendications. Des négociations nationales sont en cours. La détresse des salariés est grande. 

Trois grosses structures dans le département 

« L’ACAL*», 200 salariés, recevant plus de 4000 bénéficiaires demandeurs d’asile par an, l’association « Alfred Sauvy* », qui, avec plus de 1000 salariés dans les P.O (et des centaines de CDD en plus), répond à des problématiques diverses et « l’UNAPEI 66 *» qui intervient dans le domaine du handicap. Ces structures sont anciennes, reconnues d’utilité publique et reçoivent, pour fonctionner, essentiellement des subventions de l’État ou de l’ARS (ministère santé). Les représentants de la CGT 66 s’accordent tous sur un fait : « notre secteur souffre, depuis des années, avec les restrictions budgétaires. Les conditions d’accueil et les conditions d’exercice de nos métiers se dégradent lourdement ». L’ACAL, par exemple, alerte sur les 6500 places d’asile supprimées en France (86 dans les P.-O.), alerte sur la fin probable de l’accueil des 200 ukrainiens à Alénya, entraînant la perte d’emplois de titulaires (2) ou CDD (3). Le représentant CGT de L’Unapéi 66 ne dit pas autre chose et dénonce « cette terrible perte de sens de notre travail, la réforme tarifaire (à l’acte) en cours qui ne répond plus qu’à des objectifs comptables, la déqualification des personnels ». Et il poursuit : « les employeurs harmonisent les statuts par le bas, partout. Et il n’y a plus de dialogue social. À ce jour, il n’y a plus d’instance représentative des salariés, plus de CSE, ce qui est illégal ». Rappelant la hausse signifiante des arrêts maladie, il conclut : « les salariés et les usagers ne s’y retrouvent plus. Tout devient comptable et autoritaire dans ces institutions ». Les représentants d’Alfred Sauvy ne diront pas autre chose, précisant que le projet de « convention collective unique est refusé par les administrateurs ». 

M. M.

Acal :  Association Catalane d’Actions et de Liaisons, 200 salariés (160 ETP), 16 établissements.Unapéi : Association nationale, Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis, dans chaque département. (250 salariés CDI dans les PO plus intérimaires, IME l’Envol, ESAT, Mas…) Alfred Sauvy : 7 EHPAD, et d’autres établissements spécialisés, IME, MAS, ….

TAGS