
Racisme et police : une recette bien connue en France

Violences policières. L’assassinat de Georges Floyd par des policiers aux états-Unis suscite l’indignation internationale au risque d’oublier la violence raciste pourtant bien présente en France.
À l’heure où les révoltes contre les cas de violences policières éclatent aux États-Unis, en France la crise sanitaire a accéléré un processus de militarisation de la police, en particulier dans les quartiers populaires où habitent les travailleurs précaires et racisés. Déjà oubliés plusieurs morts ont bien eu lieu durant le confinement en plus des mutilations bien connues.
Plusieurs faits de violences racistes en France
En témoigne l’agression policière subie par Gabriel, 14 ans, blessé gravement à la tête et risquant de perdre son œil. Les menaces et tentatives d’intimidation par la police visant Camélia Jordana après son intervention du 23 mai dénonçant la réalité vécue des jeunes hommes et femmes de quartiers populaires n’ont pas fait l’objet d’une condamnation.
Or, les réponses au racisme d’État et à la domination policière existent et sont portées par des acteurs qui subissent de plein fouet ces logiques de domination et d’exploitation.
Telle Assa Traoré, figure politique et médiatique par son combat pour faire reconnaître le meurtre de son frère Adama, mort de la même technique de plaquage que Georges Floyd. La manifestation contre les violences policières de ce 2 juin pourra sans doute marquer un tournant politique dont les organisations politiques devraient prendre la mesure.