Place aux fils

Place aux fils

La réception de Glasgow en Challenge Cup (26-40) aura permis de raviver des souvenirs chez les anciens Usapistes.......

Bastien Chinarro.

Rugby

La réception de Glasgow en Challenge Cup (26-40) aura permis de raviver des souvenirs chez les anciens Usapistes.

L’opération commando décrétée en ce 9 janvier aura, au moins, démontré qu’il existait, à l’USAP, un lien très fort entre les joueurs et leur staff. En effet, les joueurs ont prouvé, par leur soutien, qu’ils désiraient terminer la saison soudés autour de leurs coachs et qu’il n’était pas question qu’ils soient privés de l’un ou l’autre de leurs entraîneurs, malgré la menace de leur président. Dont acte ! Espérons tout bonnement que cette cohésion sera suffisante pour se débarrasser, sur le périlleux chemin, de tous les obstacles qui les font glisser lentement vers la Pro D2. Cette opération commando (les joueurs n’étaient-ils pas en commando auparavant ?) a débuté dans l’ombre et son efficacité sera tangible ou pas lors de la réception si délicate du Stade Français, ennemi héréditaire des Catalans.

Le Challenge Cup, samedi dernier contre Glasgow et le cap de setmana suivant face à Bristol, permet d’oublier (?) un peu tous les soucis de ce club historique qui vit, dans un passé relativement récent, des joueurs, parfois venus d’autres contrées du Monde, revêtir le maillot sang et or.

Bastien Chinarro

Fils de Samuel, né à Madrid, qui remporta en 1994 avec l’USAP le Challenge Yves Du Manoir en compagnie de Gérald Bastide, actuel entraîneur de la défense catalane.

Pour ce podologue, c’est le pied de voir son fils enfiler à 18 ans son premier maillot senior contre Glasgow. En particulier face à Richie Gray, l’un des meilleurs joueurs mondiaux à ce poste de deuxième ligne. Bastien reconnaîtra que « jouer face à des joueurs de ce calibre ne m’a pas freiné, mais m’a permis de voir le travail qu’il me restait à faire ». Même s’il est plus petit que son père en taille, peut-être un jour sera-t-il plus grand dans sa réussite rugbystique. Gageons que l’expérience de Samuel servira à Bastien. Bon sang ne saurait mentir.

Posolo Tuilagi

Posolo Tuilagi.

Fils d’Henry qui déchaîna les passions et déclencha des « Whaou » ou autres « hou ! Hou ! » admiratifs qui résonnent encore dans les travées de la Cathédrale lors de ses charges mémorables. Un Tiger qui arriva de Leicester en 2007 pour conquérir le cœur des Catalans… et aussi le Planxot en 2009. Il troqua son tablier de joueur en 2015 pour celui de cuistot pour le plus grand bonheur des gourmets. De son ancrage en Pays Catalan naquit Posolo. Voici quelques années il nous disait timidement : « Posolo, je ne sais pas s’il jouera un jour à l’USAP ». Eh bien, ça y est Henry ! Posolo n’a que 18 ans et a déjà porté le maillot bleu azur (jaune parfois!). Il est très jeune, plus « tanké » (1,92 m pour 146 kg) que son père, et même s’il n’a, pour l’instant, pas encore enflammé Aimé-Giral, son heure de gloire ne tardera pas à sonner. Passer quasi directement des Crabos au Top 14 n’est pas anodin. Il est fréquent que deux ou trois adversaires soient obligés de s’allier pour mettre au sol le colosse catalan. Dès la saison prochaine, en Pro D2 ou, espérons-le en Top 14, il pourrait envisager une place de titulaire au poste si ingrat de numéro 8.

Ce samedi à Bristol, pour la dernière rencontre de Challenge Cup dans lequel l’USAP n’a pratiquement plus rien à jouer, la jeunesse catalane devrait encore porter haut le blason et faire honneur à ce maillot.

Fins aviat !

Jo Solatges

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