
Parce que Toulon
USAP s’incline à Toulon (29-18) sans démériter. Frustration.

USAP s’incline à Toulon (29-18) sans démériter. Frustration.
Il est bien vrai que les Catalans n’ont pas réussi à reproduire dans le Var la magnifique prestation réalisée deux semaines auparavant à Aimé-Giral face à Toulouse. Des occasions ratées, un manque préjudiciable de pragmatisme, un adversaire qui, étant donnée son aura, n’était que treizième du Top 14 et qui voulait doubler son rival au classement. Motifs suffisants pour voir les locaux de la Rade l’emporter et sortir ainsi de la zone rouge. Toulon ! Parce que Toulon ! Les médias s’étaient emparés de la situation jugée inappropriée des Toulonnais. Beaucoup de bruit dans la semaine précédant le match, Canal plus en avait, bien sûr, rajouté plusieurs couches. Et les Catalans dans tout ça ? Bof ! Comme d’habitude des faire-valoir. Jusqu’aux arbitres sensibles, inconsciemment espérons-le, à la fièvre toulonnaise…
Une sodomie arbitrale
Même si d’aucuns auront vu que les Catalans ont réalisé quelques déblayages au-delà non sanctionnés, trois ou quatre grattages toulonnais non récompensés, force est de constater que les touches pas droites des Varois, quelques en-avants non sifflés auront influencé l’issue de la rencontre. L’essai refusé à Mathieu Acebes restera tout de même le Fait du Match. Comment peut-on refuser un tel essai alors que sur d’autres terrains des essais jugés semblables mais nettement plus contestables sont accordés en toute impunité ? Le capitaine sang et or, furieux, signale à l’arbitre son erreur. Pénalité contre l’USAP dix mètres plus loin ! Un joueur ne peut rien dire, un entraîneur pas plus. Lors de l’interview d’après-match Mathieu Acebes notera les erreurs de son équipe, son manque d’efficacité près des lignes, mais à la question sur son essai refusé, agacé, il se contentera de dire : « Excusez-moi ! Mes coéquipiers m’attendent… ». Patrick Arlettaz, trop souvent ciblé par le corps arbitral, marmonnera un vague « l’arbitre dit qu’il y a faute… donc il y a faute ». Voici quelques saisons Mourad Boudjellal, alors président de Toulon, n’avait pas hésité à parler de sodomie arbitrale. Tout alla mieux ensuite. Il serait peut-être temps que monsieur Rivière, président de l’USAP, intervienne pour signaler le ras le bol d’un arbitrage incohérent et trop souvent au désavantage des Catalans. Depuis le début de la saison son club est arbitré comme un petit club qui, aux yeux de la Ligue de Rugby et des médias, semble déranger dans la cour des Grands. À un moment donné il faut savoir prendre ses responsabilités et l’USAP ne s’en portera que mieux! Malgré ces coups du sort les Catalans ont su revenir à six petits points de leurs hôtes alors qu’il restait à peine huit minutes à jouer (24-18). Que serait-il advenu si l’essai injustement refusé à Mathieu Acebes avait été accordé et transformé car en très bonne position ? L’USAP serait passée devant et tout eût été, dès lors, jouable.
Encore une fois dommage, une fois de trop !
Fins una altra !
Jo Solatges