
Palestine : Cessez-le-feu. Et après ?

L’heure est au bilan. Le cessez-le-feu signé jusqu’ici entre Israël et le Hamas est respecté.
Une dizaine de jours de tension se solde par la mort de 248 Palestiniens et 12 Israéliens. Près de 6000 personnes ont perdu leur logement dans la bande de Gaza, 17 cliniques et 54 écoles ont été endommagées et le coût de la reconstruction s’annonce exorbitant. Le Premier ministre israélien a compté sur l’attaque violente perpétrée à Gaza pour résoudre sa situation interne, se faire reconduire à son poste une fois de plus, et préparer sans doute une nouvelle attaque, peut-être encore plus violente.
Preuve d’une tension persistante, de nouveaux affrontements ont éclaté lundi entre palestiniens et policiers israéliens sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem-Est occupé.
Leïla Shahid, ancienne ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne, déclare « Le cessez-le-feu, ce n’est pas la paix. » Elle estime que les attaques menées contre la jeunesse ont réunifié le peuple palestinien, analyse la crise de légitimité des autorités palestiniennes et dénonce l’impunité accordée à Israël. Jusqu’ici en effet le comportement de la « communauté internationale », tant USA qu’Europe, a été particulièrement discret et l’on ignore encore quel effet pourra avoir sur le terrain l’arrivée mardi matin sur place d’un envoyé des États-Unis.
L’enjeu fondamental reste la protection du peuple palestinien, la solidarité et le combat pour obtenir la reconnaissance d’un État palestinien viable dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.