
On ne peut plus répondre aux besoins !

Les personnels de la PMI ont manifesté pour dénoncer des moyens insuffisants et témoigner de l’importance de la prévention maternelle infantile.
Les personnels des P.-O. ont donné l’alerte. Une centaine de personnes ont manifesté à l’appel de la CGT, témoigné avec émotion et répété l’importance de la prévention dans le suivi sanitaire d’une grande partie de la population, des femmes enceintes, des bébés et des petits enfants. Ils sont fonctionnaires territoriaux. Le conseil départemental est l’employeur, la PMI faisant partie de ses compétences. Ils sont une cinquantaine de salariés dans le département. « C’est nettement insuffisant pour répondre positivement à toutes les sollicitations, parfois urgentes », précise l’un des personnels. Une trentaine de puéricultrices, treize sages-femmes et sept médecins assurent le quotidien. En réalité, « 14 postes de médecins sont ouverts et seuls sept sont occupés. Il est malheureusement difficile de recruter le nombre manquant ».
Un service public majeur et peu connu
Il a été créé en 1945 par une ordonnance du ministre de la Santé, François Billoux (C.N.R), dans le but de faire baisser le taux de mortalité maternelle et infantile. C’est un système public gratuit de protection sanitaire de la mère et de l’enfant selon les textes officiels. Ses missions sont multiples : suivi de la grossesse, préparation à la naissance et à la parentalité, aide à l’organisation du quotidien avec le bébé, bilan de santé et livret de santé des bébés, accompagnements psychologiques, dépistages VIH et MST, repérages des anomalies et des grossesses à risques… et surveillance des établissements d’accueil (crèches). Prévention et éducation sont au centre.
Mais aujourd’hui, les moyens sont insuffisants. « Il y a 20 sites d’accueil dans le département, mais nous manquons de personnels dans tous les domaines. Des consultations ou des rendez-vous sont alors annulés ou reportés. Nous disons stop au mode dégradé de fonctionnement », déclare un intervenant. Un autre poursuit : « les autorités ont toujours du mal à percevoir l’effet positif de notre activité. La prévention se mesure toujours mal. Il faut que ça change. L’institution doit aujourd’hui en faire une priorité ».
Une délégation a été reçue le lendemain par la présidente du conseil départemental.
Michel Marc