Nous sommes au bord du gouffre !

Nous sommes au bord du gouffre !

Santé - Après leur congrès du mois de mai, la nouvelle direction élue du syndicat national CGT santé-social et médico-social, se déplace dans les départements pour « faire le point ». Mercredi 9 juillet, c’était au tour des Pyrénées-Orientales et de ses militants d’accueillir, lors de leur assemblée générale, les responsables nationaux.

Santé – Après leur congrès du mois de mai, la nouvelle direction élue du syndicat national CGT santé-social et médico-social, se déplace dans les départements pour « faire le point ». Mercredi 9 juillet, c’était au tour des Pyrénées-Orientales et de ses militants d’accueillir, lors de leur assemblée générale, les responsables nationaux.

« Nous voulons écouter, entendre, et prendre les informations à la base » a déclaré ainsi Barbara Filhol, secrétaire nationale, dans son introduction. « Nous voulons aussi passer la vitesse supérieure, promouvoir des actions avec les personnels et les usagers. » Des informations, il y en a eu. 

43 000 fermetures de lits depuis Macron !

Le chiffre est celui de la DRESS (service statistique public officiel dans le domaine de la santé). Le bilan, à ce jour, au plan national, est catastrophique. Dans tous les domaines de la santé publique : Les pauvres se soignent moins à cause de l’éloignement des points ressources (généralistes, hôpitaux, spécialistes) et des frais à engager (forfait Urgences à 20€, dépassements d’honoraires) ; 2 000 lits ont été supprimés en psychiatrie et, pour faire face, le ministère fait appel aux collectivités territoriales sans donner un centime. Mortalité infantile en augmentation sur tout le territoire. (La CGT chiffre à 1 500 le nombre de décès de bébés évitables). Les urgences ne peuvent plus répondre correctement à la demande. Dans ce contexte d’austérité, où le personnel n’est plus en nombre suffisant, et où les conditions de travail se dégradent, dans le public et dans le privé, l’autoritarisme se développe dans les établissements, sans surprise, pour faire face aux difficultés. Le management devient « violent » dans ces structures en tension, entraînant des souffrances au travail et des démissions en grand nombre.  

Le département sous-équipé

« Notre hôpital public a été conçu il y a quarante ans. Depuis, nous avons gagné à peu près 200 000 habitants. Le nombre de visiteurs touristiques a, lui aussi, augmenté, doublant son chiffre dans cette période. L’hôpital ne peut plus répondre correctement aux besoins sanitaires » notait l’un des participants. Un autre dénonçait la fermeture temporaire (trois semaines) de l’unité psychiatrique enfants et adolescents de Thuir : «  il n’y aura plus d’accueil pour ces jeunes en crise avec tous les risques que cela comporte pour les jeunes (suicides, agressions…) et les familles le plus souvent totalement démunies. C’est un scandale absolu. La permanence des soins est rompue ». Barbara Filhol a conclu : « nous n’allons pas rester sans rien faire. Nous fêterons en grand les 80 ans de la « Sécu » et agirons partout où cela est possible avec les personnels et les usagers ». 

Michel Marc

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