Ne pas instrumentaliser la question de la sécurité

Ne pas instrumentaliser la question de la sécurité

©P.B.
Les communistes mettent en avant différents axes dont :  » le rôle de proximité pour la police municipale et la volonté de rassembler les habitants plutôt que de les diviser. 

Perpignan. Dans le nouveau contexte politique créé, les communistes de la ville veulent faire entendre leur voix et alerter la population.

C’est désormais un cadre du RN qui siège à la mairie de Perpignan. Il a commencé par augmenter son indemnité de 17 %, et mettre sa trombine aux quatre coins de la ville. Hormis cela, pour l’instant, peu de décisions marquantes, une tonalité différente de celle de la campagne électorale où, avec lui, on allait voir ce qu’on allait voir. Récemment, Louis Aliot a fait des déclarations sur la sécurité et s’en est pris à l’État. 

La réaction des communistes perpignanais 

Dans ce contexte politique nouveau, les communistes perpignanais ont tenu à réagir. Pour eux la question de la sécurité « ne doit pas être instrumentalisée », c’est une question sérieuse qui appelle des réponses adaptées. D’autant que, depuis quelques semaines, la ville est le théâtre de faits de violence inquiétants. Dans un communiqué la section du PCF de Perpignan déclare : « Associés à un contexte de trafics installés dans certains secteurs de la ville, ces événements posent la question du droit fondamental de tous à la tranquillité publique. » Pour le PCF, la sécurité « peut être pour beaucoup une réalité douloureuse qui mine d’abord la vie des familles modestes confrontées aux incivilités, aux violences du quotidien, aux délinquants, aux trafics… » Considérant qu’il ne peut y avoir de sécurité au rabais, le communiqué ajoute : «  Il faut mettre des moyens considérables pour traiter toutes les dimensions du problème : nationale et locale, éducative, préventive aussi bien que policière et judiciaire. A l’opposé des politiques nationales menées, il faut éradiquer la précarité et la pauvreté. » Pour les communistes, dans ce combat, les services publics ont un grand rôle à jouer, ils concluent : « Les enjeux municipaux aussi sont importants, loin de toute démagogie et de toute instrumentalisation à des fins politiciennes : soutien au secteur associatif… développement d’une vraie démocratie locale, rôle de proximité pour la police municipale et volonté de rassembler les habitants plutôt que de les diviser. »

On peut en effet s’étonner que, sur un sujet aussi grave, le maire de Perpignan préfère polémiquer avec le préfet, ou la présidente de région, plutôt que de prendre les problèmes à bras le corps en mettant tout le monde autour d’une table.

Nicole Gaspon

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