
Mobilisation. Vague antifasciste historique

Perpignan. Le 3 juillet 2021 est à marquer d’une pierre blanche, celle d’un rassemblement unitaire des forces progressistes qui ont dit clairement non à la dif- fusion des idées de l’extrême droite. Venues de toute l’Occitanie et d’ailleurs, 3.000 personnes ont défilé pendant que le Rassemblement national ouvrait les portes de son congrès.
Depuis 8 heures, les militants des organisations de VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes regroupant, sur place essentielle- ment la CGT, la FSU et Solidaires), montent les stands.
11 h 30 – Les organisations politiques et syndicales qui ont initié le mouvement tiennent une conférence de presse. Julien Berthélemy (CGT 66), Jean.Paul Barreil (FSU 66), Stéphane Tassel, secrétaire national de la FSU, Freddy Martin (PCF 66), Thomas Portes (Génération.S), Carles Riera, député CUP-NCG à la Generalitat, Cybèle David secrétaire nationale de Solidaires, Philippe Poutou (NPA), Nicolas Berjoan (EELV 66) auxquels se sont jointes Dominique Noguères vice-présidente de la Ligue des droits de l’homme et Micheline Lopez (Mouvement de la Paix 66). Leur diagnostic est unanime : malgré le reflux électoral du RN, les idées de l’extrême droite sont toujours là, fondées sur le racisme, l’exclusion, la peur et la haine du mouvement social. Pour les combattre, il faut faire gagner l’alternative sociale et politique, donc bâtir une France réellement solidaire dans un combat de tous les jours et sur tous les fronts.
14 heures. Après les interventions des leaders syndicaux, la manifestation se déploie sur un long parcours passant par « el centre del Mon ». Toutes les générations sont représentées, des anciens qui, pour certains, ont les larmes aux yeux, aux plus jeunes, ils chantent, accompagnés d’une sono pétillante, la justice sociale et la liberté pendant deux heures, sous un soleil de plomb.
16 heures. Les nombreuses associations qui ont soutenu le mouvement s’expriment tour à tour et démontrent la diversité positive des combats culturels, féministes, anti-racistes, LGBT, qui donnent un contenu concret à l’alternative recherchée pour sortir d’une société triste, aigrie et frileuse dont l’extrême droite se nourrit pour maintenir les citoyens dans la cage du silence.
17 heures. Place aux artistes et intermittents du spec- tacle qui, après avoir lutté pendant des semaines contre les mesures iniques relatives à l’assurance chômage, ont offert pendant toute la journée un spectacle de qualité avec le concert des Tata et des Combo Pacheco.
20 heures. Ceux qui s’étaient levés tôt démontent les stands et rendent la place au quotidien sans aucune bavure. La CGT et VISA, qui ont assuré toute la logistique et la sécurité peuvent être remerciés. Héros de l’ombre, ils ont fait gagner le soleil dans les cœurs.