Marche des solidarités

Marche des solidarités

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Image par Jérôme Hernandez de Pixabay 

Sans-papiers. Partis des quatre coins de France, des milliers de sans-papiers et leurs soutiens ont convergé à Paris le 17 octobre dernier.

Après les manifestations du 30 mai à Paris et du 20 juin dans de nombreuses villes, les soutiens des sans-papiers ont organisé l’Acte 3 des sans-papiers. Les marcheurs et marcheuses sont parti.e.s le 19 septembre de Marseille, Rennes, Toulouse, Lille, Strasbourg, Montpellier, Bayonne, Grenoble, le Havre etc, pour atteindre Paris en une grande manifestation le 17 octobre à l’appel de 20 collectifs de sans-papiers, des États Généraux des Migrations et de 270 organisations. Leur objectif : obtenir la régularisation de tous les sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative et des logements pour tous. Plus généralement la marche se voulait un hommage à toutes les victimes du colonialisme, du racisme, des violences policières et des politiques anti-migratoires. Elle appelait à un changement radical des politiques migratoires, à « la protection des personnes en exil et non leur criminalisation, leur précarisation et leur exclusion ».

Lettre à Emmanuel Macron

Les participants à cet Acte 3 avaient auparavant écrit à Emmanuel Macron pour préciser les raisons de leur marche. « Nous marcherons en hommage aux milliers d’hommes et de femmes qui meurent chaque année sur les routes de la migration. Nous marcherons en hommage à ces hommes et femmes venus d’Algérie tués par centaines par la police un 17 octobre 1961 ». Dans cette lettre, ils rappellent que l’absence de droits pour les sans-papiers et la précarité pour les demandeurs d’asile favorisent le racisme. Ils dénoncent la façon dont sont traités les mineurs isolés, leur solitude dans des chambres d’hôtel insalubres, sans accès à l’école, en attendant d’être mis à la rue à leur majorité. Enfin, ils préviennent Emmanuel Macron de leur intention de terminer la manifestation à la porte de l’Elysée, précisant « nous espérons qu’elle sera ouverte ». Tel n’a pas été le cas puisque la préfecture a pris un arrêté interdisant la partie finale du parcours entre la place de la République et la Concorde. De la même manière, la préfecture des P.-O. a interdit le rassemblement de soutien à la marche prévu à Prades par le collectif « Bienvenue aux migrants en Conflent ».
Il semble que la solidarité n’est pas la priorité de l’État français du moment.

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