
Lycées et collèges sous tension

Géraldine Moralès, secrétaire du Snes.
Éducation. D’un côté, le ministre et les autorités académiques affichent leur satisfaction, de l’autre, les professeurs et les élèves subissent et contestent.
« Certes, il y a bien les questions obsédantes de la sécurité sanitaire que tout le monde connaît, mais il y a surtout, dans le cadre des réformes successives des collèges et des lycées, un manque criant d’ambition et de moyens pour l’école de la République », commente Géraldine Moralès, l’une des secrétaires du syndicat majoritaire, le SNES. Elle poursuit : « Il faut y ajouter une certaine impréparation et un mépris pour les personnels ».
En moyenne, 30 élèves par classe en collège, 37 en lycée ! Ces chiffres suffisent. « Voilà le réel vécu. Des effectifs pléthoriques qui ne permettent pas, sur le long terme, un accompagnement pédagogique précis et attentif à l’ensemble des élèves ». Deux cents élèves (c’est une estimation), dans les P.-O., n’ont pu trouver de place dans les filières professionnelles qu’ils avaient choisies. Ils ont donc été redirigés vers la filière générale, causant d’insolubles problèmes aux établissements, déjà engorgés par des sureffectifs. Les lycées Maillol et Arago ont ainsi été obligés de refuser des élèves de leur secteur géographique. Des cas avérés de COVID ont sévèrement affaibli les équipes d’accueil et la surveillance des élèves.