L’USAP ne sait pas gagner

L’USAP ne sait pas gagner

Un sponsor pour l’USAP.

TOP 14

Les Catalans mènent (17-20) à 6 minutes de la fin et s’inclinent (31-20) à Clermont. Du déjà vu !

Ah si les matchs de rugby ne duraient que soixante-dix minutes ! Ah si, le dernier quart d’heure n’existait pas, vous savez celui que les anciens appelaient quart d’heure… catalan. L’USAP serait actuellement à quelques points de la sixième place qualificative. Oui ! Oui ! Remember Pau, Bayonne, pourquoi pas Brive et maintenant Clermont. Autant de rencontres que les sang et or n’ont pas su gagner alors qu’ils étaient en tête à quelques minutes de la sirène.

De la gestion messieurs !

D’aucuns appelleront cela de la mauvaise gestion, d’autres l’imputeront à une condition physique insuffisante. Peut-être un manque de bulbe, penseront certains. Pourquoi pas un mauvais coaching ! Un mix de tout cela. Quoi qu’il en soit, il est tout de même inadmissible de perdre un match de cette façon alors que l’adversaire n’est pas meilleur.

Les Clermontois sont entrés sur leur pelouse de Michelin avec la peur au ventre. Une équipe de ce standing à la onzième place du Top 14 alors qu’elle envisage la qualification, aux antipodes des espérances Usapistes. Une équipe auvergnate qui avait poussé vers la sortie quelques jours plus tôt l’un de ses entraîneurs. Une équipe qui avait dû composer avec pas mal de joueurs blessés ( l’USAP connaît!). Une équipe qu’il fallait faire douter d’entrée. Or l’USAP accumule les erreurs en première mi-temps, se fait sanctionner à quinze reprises, hérite de deux cartons jaunes, il est vrai avec un arbitrage plus que sévère. Or l’arbitrage est celui réservé à une petite équipe à l’image de ce qu’est devenu le club catalan. Et si en plus les rebonds d’un satané ballon ovale s’en mêlent, la victoire, qui tendait les bras aux Catalans, se dissipe dans les fumées des volcans auvergnats. Malgré une énorme débauche d’énergie des sang et or.

« Ça fait chier ! » se contentera de dire le troisième ligne catalan Lucas Bachelier avec son franc parler. Mais l’USAP repartira une fois de plus avec le zéro pointé d’une défaite alors que la victoire était à sa portée. Les matchs se suivent et se ressemblent. Les commentaires d’après-match des entraîneurs ne changent pas d’un iota. Expliquer à ses joueurs que perdre ce match est dû à un manque de chance (vrai en partie!), qu’il faut continuer à jouer de cette façon et ne rien changer est tout de même plus que réducteur. L’USAP a un jeu au pied très mauvais en l’absence de Tristan Tedder. L’USAP a des attaquants qui ne transpercent pas, qui s’efforcent de bien défendre, mais au fil des minutes la défense craque et au final les Catalans encaissent 3 ou 4 essais synonymes de défaite.

Plus mauvaise défense, plus mauvaise attaque du Top 14. Le discours des entraîneurs semble rester monocorde et devrait peut-être changer à onze matchs de la fin. Possession et discipline, entre autres, restent à améliorer.

Le Top 14 ? Trop compliqué pour l’USAP

Que c’est difficile pour une USAP qui n’a pas franchi le cap de la modernité et qui navigue entre deux eaux, entre deux divisions plutôt, Pro D2 et Top 14. Il est évident que le Top 14 paraît trop compliqué pour l’USAP. Son ancien entraîneur Jacques Brunel, qui ramena en 2009 le planxot en Pays Catalan, le confirme : « Ses installations ne sont pas au niveau que requiert le Top 14. On en parlait déjà il y a.treize ans ». Ce n’est pas avec du vinaigre que l’on attrape les mouches. Ce n’est pas avec trois cacahuètes que viendront en Pays Catalan d’excellents joueurs. Les supporters de l’USAP l’ont très bien compris. Il ne faut pas essayer de leur faire croire le contraire en utilisant des paroles d’homme politique. À moins de vingt millions de budget, impossible, pour une équipe de rugby, d’assurer son maintien en Top 14. L’USAP glissera insensiblement vers la Pro D2, ce qu’elle est en train de faire, et quoi que puissent faire ou dire joueurs et coachs. Triste !

Fins aviat !

Jo Solatges

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