L’USAP, dans la Drôme, adhère au bonus offensif

L’USAP, dans la Drôme, adhère au bonus offensif

Jeronimo de la Fuente, un Puma dans le moteur de l’USAP.

Rugby. Habités par une énorme sérénité, les Catalans l’emportent à Valence (9-28).

La pluie, le vent, le froid… la Drôme. Une équipe locale hyper motivée qui avait fait mieux qu’accrocher Oyonnax, l’une des grosses écuries de la Pro D2, la semaine précédente. Une équipe qui avait grandement besoin de points au classement. Une soirée en enfer, avec le froid en prime, était promise aux Catalans. Que nenni ! Ce sont, en fait, les joueurs du VRDR (Valence Romans Drôme Rugby), les Damiers, qui sont restés sur la mauvaise case.

L’USAP fait déjouer l’adversaire

Même s’il est vrai que le VRDR n’était que quatorzième au classement, les Damiers possédaient, avant le match, de nombreux arguments à faire valoir. Pack solide, bon buteur, ligne de trois-quarts convenable, mais surtout… ces points à engranger, à domicile, en vue du maintien. Disparus ! Réduits à néant. Et ce dès l’entame du match, contrairement à d’autres rencontres où l’USAP use son adversaire au fil des minutes. Vannes, par exemple, n’avait pas pu mettre son jeu en place et avait déjoué en seconde période, pris à la gorge par l’USAP, alors que cette équipe vannetaise régnait sur le championnat. L’agressivité de la défense, me direz-vous ? Bien entendu. Gérald Bastide, maître à penser de la défense catalane, se plaît à souligner que « les joueurs ne parlent pas de défendre, mais d’attaquer l’attaque ». Tout un symbole ! L’USAP n’a pas encaissé d’essai depuis 291 minutes et seulement 15 points lors des trois dernières rencontres. Autres points positifs, un effectif homogène et cet état d’esprit qui fait que lorsqu’un joueur est remplacé, le rendement de l’équipe catalane ne s’en trouve pas amoindri. Psychologiquement les adversaires sont toujours atteints plus ou moins rapidement en cours de match. L’USAP inspire de la crainte, vous avez dit ?

L’USAP une équipe complète

« Il faudra tutoyer la perfection pour inquiéter les Perpignanais », avait insisté Jean-François Coux, l’entraîneur des Drômois, avant le match. En effet cette équipe catalane commence à prendre une certaine densité. Elle offre toute une palette avec des changements de rythme, un jeu d’avants qui devient rugueux, des sorties de camp variées à la main ou au pied, un jeune buteur qui rassure le reste des troupes. Se rajoutent des lignes arrières très joueuses, même si elles sont encore incomplètes et si leur jeu est toujours en rodage. Un centre Afusipa Taumeopeau, Australien d’origine, qui commence à prendre de l’envergure au sein de cette ligne de trois-quarts. Une valeur sûre à l’origine du troisième essai synonyme de bonus offensif à Valence. D’aucuns attendent, avec une impatience non dissimulée, son association avec le capitaine des Pumas Jeronimo de la Fuente, bientôt présent au sein de l’attaque catalane.

Alors tout est parfait ? Oh non ! Le liant entre charnière et trois-quarts reste encore à améliorer, en particulier dans la régularité et dans la fluidité du jeu. Et l’indiscipline 
Indigne pour l’heure d’une équipe du haut du tableau. En effet avec 17 pénalités sifflées contre les Catalans à Valence, il ne sera pas possible aux hommes de Mathieu Acebes d’exister lors des phases finales ou face à des équipes d’un tout autre niveau s’ils ne décident pas de corriger ce genre d’erreurs.
Leaders à l’issue de 12 journées de championnat avec un total impressionnant et jamais atteint par les sang et or de 45 points (36 points l’année du titre en 2018!), les Catalans, en pleine sérénité, donnent à leurs supporters un peu de baume au cœur dans cette vie actuelle de m….
Fins aviat 

TAGS