L’USAP c’est costaud

L’USAP c’est costaud

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Mathieu Acebes capitaine de l’équipe de l’USAP.

Rugby. Malmenés en première période (9-20), les Catalans l’emportent (29-27) face à Biarritz.

Le printemps est enfin là mais le stade Aimé-Giral reste très froid, amputé de tous ses fidèles empêchés de hurler le bonheur de pouvoir encourager leur club favori. Quelle tristesse ! Et ce ne sont pas les patotes en carton qui créent une quelconque ambiance. Les « USAP ! USAP ! » ça manque vraiment, en particulier lorsque les joueurs catalans ont besoin du souffle de leurs supporters. La première mi-temps se serait mieux déroulée pour les sang et or si le 16e homme avait pu communier avec les joueurs.

Contrés en début de match

L’USAP a-t-elle pris le match par le bon bout ou a-t-elle fait du jeu pour jouer ? Ce n’est évidemment pas la bonne solution qui fut adoptée par les Catalans, ce que confirme le capitaine Mathieu Acébes : « Ce n’était pas le début de match qu’on avait prévu de faire, on a été contrés ». Il est vrai qu’à 6-6, l’USAP, sur le point de marquer un essai, se fait intercepter le ballon. Le score, au lieu de passer à 13-6 devient 6-13 en faveur des Biarrots. Coup de massue ! S’en suivent deux cartons jaunes successifs et un essai de pénalité. Non ! Pas des cartons pour agressions mais pour fautes techniques relevées par l’arbitre. Fin de première période et huit minutes de la seconde à 13. Mais surtout un 9-20 au marcador. De quoi déstabiliser n’importe quelle équipe de Pro D2… sauf l’USAP.

Un autre visage après la pause

Même si Mathieu Acebes révèle que « à la mi-temps on n’en menait pas large dans le vestiaire », force est de constater que c’est une nouvelle USAP qui est sortie du tunnel (au sens propre comme au sens figuré !) après les citrons. Il fallait conserver le ballon à 13 face à 15 Biarrots. Pas facile ! Mais le capitaine exemplaire précise que « ce qui nous fait gagner c’est l’intelligence tactique ». En effet les Catalans ont été capables de simplifier leur jeu, faire du jeu à une passe, mais ont su reprendre l’axe au lieu d’écarter les ballons. « Ce soir c’était pas du talent mais de l’envie » conclut Mathieu qui a même dû quitter son poste de trois-quarts centre pour endosser celui de… troisième ligne centre. Un match énorme pour ce chef de file de la tribu sang et or. De l’envie débordante alors que son vis-à-vis n’était autre qu’un ancien… All Black qu’il réussit à museler pendant quatre-vingts minutes. Une référence ! Derrière son panache blanc (bien dégarni et bien rasé) tout le monde a pris le pas et a compris ce qu’il fallait faire. L’USAP n’avait pas prévu, avant le match, de faire du hourra rugby, les consignes n’ont donc pas été respectées pendant les quarante premières minutes. À la pause les pendules se sont remises automatiquement à l’heure d’un commun accord et le plan de jeu a été facilement modifié « par respect pour les coachs, pour les supporters, pour que nous, joueurs, nous puissions nous regarder dans les yeux », se plaît à décortiquer le capitaine. Respect ! C’est le mot d’ordre de cette équipe qui n’a plus le droit de se lancer dans un match de cette façon. Le coach Patrick Arlettaz, après avoir longuement étreint son capitaine, reconnaît aussi sa culpabilité « dans son plan de jeu où il voulait que ses joueurs aillent pénétrer l’adversaire un peu plus loin que sur les zones bords et mettre plus de volume et de vitesse ». Mea culpa !
Ce qu’il faut retenir c’est que rien n’est impossible à ce groupe-là. Même à la pause, les joueurs n’ont jamais eu un seul doute sur leur capacité à remporter ce match. L’USAP est un groupe fort à l’image de son capitaine.
« Les joueurs s’aiment bien entre eux et ont envie de faire un truc » rappelle le stratège des lignes arrières. Confirmation fin mai début juin, car la demi-finale à Aimé-Giral est quasiment acquise.
Fins aviat.

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