L’État ne tient pas ses engagements

L’État ne tient pas ses engagements

La CGT revendique une véritable reconnaissance de notre secteur par une augmentation significative de la valeur du point ». La question du niveau des salaires est donc au centre.

La CGT revendique une véritable reconnaissance de notre secteur par une augmentation significative de la valeur du point ». La question du niveau des salaires est donc au centre.
©DR. La déléguée syndicale CGT : « Nous attendons une revalorisation dans le médico-social ».

Santé. Les personnels de l’établissement sanitaire USSAP dénoncent les abandons de l’État et réclament des postes et des augmentations de salaire. 

L’établissement sanitaire USSAP (Union sanitaire et sociale pour l’accompagnement et la prévention) nouvellement situé dans l’enceinte de l’hôpital de Perpignan, est un service SSR (soins de suite et réadaptation). C’est une union d’associations à but non lucratif regroupant plusieurs associations des P.-O. et de l’Aude, 1700 professionnels y travaillent, dans 60 établissements différents pour un budget général de 100 millions d’euros. À l’hôpital de Perpignan, ce pôle de 700 salariés regroupe les activités SSR des trois établissements anciens : centre Bouffard-Vercelli de Cerbère, centre héliomarin de Banyuls et Château bleu d’Arles-sur-Tech. D’autres structures sont concernées dans les P.-O. dont la Mas Sol i Mar, l’Ehpad Vincent Azéma à Banyuls et l’Institut d’éducation motrice Galaxie à Argelès-sur-Mer. 

Le problème, c’est le Ségur

Devant les soixante salariés réunis, la déléguée syndicale CGT a expliqué las raisons de la colère : « … l’État ne tient pas ses engagements concernant le Ségur de la santé. En effet, il n’a pas versé le financement correspondant au Ségur 1 à l’employeur, l’USSAP. Notre direction a déjà alerté les élus sur le fait que depuis plusieurs mois, elle utilise ses propres fonds (1,2 millions). Sans versement complémentaire de l’État, la direction se trouve dans l’impossibilité de continuer à verser à partir d’avril 2022 ». Et d’ajouter : « Suite aux annonces du Premier ministre, le 1er novembre, nous attendons une revalorisation dans le médico-social. La CGT revendique une véritable reconnaissance de notre secteur par une augmentation significative de la valeur du point ». La question du niveau des salaires est donc au centre. Elle expliquerait en partie, d’après le syndicat, les difficultés de recrutement. « Sans l’application du Ségur 1, comment l’État peut-il envisager le Ségur 2 ? Nous demandons solennellement au président Macron et à monsieur Véran de tenir leurs engagements publics ». 

*Ségur de la santé : concertation entre différents acteurs sociaux de la santé : gouvernement, syndicats, personnel de santé, divers collectifs. 

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