
Les sentiers de la mémoire

Journées transpyrénéennes. L’Amicale des Anciens Guérilleros Espagnols en France et la Gavilla Verde de Santa Cruz de Moya présentent un projet appuyé sur la reconnaissance, dans les deux pays, du rôle historique des guerilleros.
Depuis plusieurs années déjà les commémorations du souvenir se déroulent aussi en Espagne avec une participation venant de l’extérieur et surtout de France. C’est dans le cadre de cette coopération qui s’est renforcée, avec le changement d’attitude du gouvernement espagnol vis-à-vis des guerilleros, que se sont organisées les jour- nées transpyrénéennes qui se déroulent actuellement au Boulou. Samedi 21 mai, la journée s’est ouverte par une cérémonie en hommage aux combattants résistants français et étrangers. L’après-midi, l’événement principal était la présentation du projet de recherche qui a pris corps dans la suite d’un travail sur l’identification des sentiers de passage entre France et Espagne.
Les sentiers de la mémoire
En début Henri Farreny, président national de l’AGEEF-FFI, a rappelé le rôle des guerilleros et la reconnaissance qu’ils ont obtenue internationalement. José Gor- gues, pour la Gavilla Verde évoquait la réalisation en 1989 à Santa Cruz de la Moya d’un monument en hommage à la Résistance. Raymond San Geroteo, président de l’AAGEF-FFI 66, présentait ensuite le projet Les sentiers de la mémoire : « Notre projet transpyrénéen (…) porte sur l’histoire des Guérilleros et l’opportunité de sceller à jamais, dans l’histoire de l’Europe, le rôle important joué par ces femmes et ces hommes qui ont combattu le nazi-fascisme, c’est-à-dire défendu les armes à la main, la démocratie, la justice, les libertés individuelles, la laïcité, le droit des femmes, la démocratisation du savoir et la paix. ». Née d’une recherche initiale qui visait à identifier les chemins clandestins permettant de passer d’Espagne en France et vice-versa, l’étude s’est amplifiée grâce à l’accumulation d’archives, de découvertes multiples, d’outils pédagogiques, déjà déposés dans un fonds commun. Prévu sur deux ans, envisagé dans le cadre européen, il se propose in fine de construire un projet pédagogique avec expositions, conférences, concerts, rencontres, randonnées. Un projet dont on reparlera.
Yvette Lucas