
Les pompiers au rapport

Personnels du Samu et pompiers sur le terrain.
Covid-19. Un rapport corrosif de la Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers accable le ministère de la Santé, les ARS et le Samu pour leur gestion durant la crise sanitaire.
Les Agences Régionales de la Santé (ARS) sont principalement ciblées parce qu’elles ont donné la priorité à la communication de la crise (gestion du nombre de places en réanimation, remontées statistiques). Le rapport dénonce aussi, « les pures opérations de communication » lors de l’évacuation de patients en TGV ou en hélicoptère.
La CGT SDIS remarque: «On a monté un hôpital de campagne de trente lits. Si c’était une si bonne chose, pourquoi avoir autant attendu pour le faire ? Alors que des hôpitaux ont été fermés ces dernières années et qu’à Paris, à l’Hôtel-Dieu, il manquait seulement quelques bouteilles d’oxygène».
Le rapport affirme que «Des instructions ont été données aux ARS et aux directeurs d’hôpitaux de mettre un terme à toutes communications avec les préfets, privant ces derniers des informations nécessaires à la coordination des opérations.» Ce qui a eu pour conséquences l’oubli des EHPAD où l’épidémie a fait de nombreuses victimes.
Le document dénonce également la saturation du 15 avec des temps d’attente avoisinant les quarante minutes dans certaines régions. Certains patients non-covid en situation d’urgence vitale n’ont pas eu de réponse et sont décédés dans l’indifférence générale.
Une coordination entre les services publics semble nécessaire
Le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), le Docteur Christophe Prudhomme écrit: « L’association SAMU-Urgences de France qui représente les directeurs du SAMU a exercé un lobbying effréné lors de la rédaction de la loi«Ma santé 2022» pour exclure les pompiers de la future organisation des secours d’urgence, en voulant concentrer l’ensemble des appels sur le centre 15 ».
L’AMUF revendique aujourd’huides centres d’appel départementaux 15 et 18 interconnectés qui travaillent sur le terrain avec la médecine de ville pour assurer une réponse aux urgences en proximité 24 h sur 24.
La fermeture programmée d’hôpitaux, de lits d’hôpitaux et de centres du SAMU démontre que ce gouvernement se moque éperdument du devenir des pompiers, des soignants et de la santé de ses concitoyen.ne.s.