Les oubliés du Ségur

Les oubliés du Ségur

© Delgé

Santé. L’accord signé entre le gouvernement, la Fédération française hospitalière et FO, CFDT et UNSA a été rejeté par la profession. La position de la CGT qui l’avait jugé inégalitaire a été partagée par les salariés et les directions des établissements concernés.

Les accords du Ségur prévoyaient une revalorisation de 183 euros par mois pour les agents du secteur public (hôpitaux et Ehpad) et 160 euros pour ceux du privé lucratif (cliniques et Ehpad). À l’heure où les premiers effets de ces accords se concrétisent sur les fiches de paie, des personnels de la santé en sont exclus. De nombreux établissements publics, hôpitaux ou EHPAD, emploient des professionnels éligibles à cette revalorisation mais font aussi appel à des professionnels du domicile et du handicap qui sont laissés pour compte malgré leur engagement au plus fort de la pandémie.

Une situation intenable pour les salariés

Cette différence de traitement, a généré la colère des salariés où un sentiment d’injustice domine Elle est devenue un casse-tête pour les chefs d’établissements qui se trouvent à devoir justifier cette différence de traitement pour des raisons irrationnelles. « Cette situation n’est pas tenable ! Il serait regrettable qu’une mesure aussi bénéfique pour la quasi-totalité des professionnels de la fonction publique hospitalière se révèle source de tensions et de dissension en fonction du lieu et mode d’exercice » avait indiqué le président de la Fédération Hospitalière de France. Un danger se profile, c’est la démotivation des salariés à exercer dans les métiers discriminés qui connaissant déjà des démissions en chaîne. Cent vingt structures œuvrant dans ces secteurs : Joseph-Sauvy, Ussap, Unapei, Acal…, ont signé une motion demandant la revalorisation salariale pour les « oubliés du Ségur ». Devant le tollé des soignants et la solidarité entre métiers de la santé, une extension des bénéficiaires vient d’être votée. Reste à considérer la situation des salariés du privé non lucratif qui restent exclus des mesures annoncées.

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