
Les masques tombent
Si une certaine presse pleurniche sur le non-consensus des votes à l’Assemblée nationale, celui contre l’augmentation du SMIC à 1 500€ a le mérite de clarifier les positions des groupes politiques.

Assemblée nationale
Si une certaine presse pleurniche sur le non-consensus des votes à l’Assemblée nationale, celui contre l’augmentation du SMIC à 1 500€ a le mérite de clarifier les positions des groupes politiques.
Proposée par les groupes Gauche Démocrate et Républicaine-NUPES (GDR), LFI-NUPES, PS et EELV-NUPES, la hausse du SMIC n’a pas été adoptée. Sans surprise, les députés LR, LREM et RN, main dans la main, ont refusé l’augmentation du SMIC net. Les intérêts du capital sont bien défendus par ces groupes politiques qui partagent la même orientation économique que Macron. N’en déplaise aux électrices et électeurs qui ont cru à un RN défenseur des classes populaires. Le député Pierre Dharreville (GDR-NUPES) a interpelé le président de la République : « Vous aviez annoncé un projet de loi exceptionnel sur le pouvoir d’achat, pour aboutir à un texte vide des mesures nécessaires. C’est un projet de loi d’affichage, qui fait semblant, et qui comporte aussi des germes toxiques (…). S’il s’agit de vous accompagner dans une politique qui a déjà produit tant de dégâts, vous nous trouverez face à vous. »
La démocratie retrouve des couleurs
La représentation de celles et ceux qui produisent les richesses dans notre pays à l’Assemblée nationale n’est certes pas celle rêvée pour voir poindre des jours meilleurs. Pour autant, le consensus permanent avec des béni-oui-oui, c’est terminé ! Les groupes politiques sont clairement identifiés par leurs votes et leurs déclarations. André Chassaigne, président du groupe GDR-NUPES prévient Macron : « Votre formation politique et vos alliés ne forment plus qu’une majorité relative, très relative. Vous allez devoir apprendre à écouter, à dialoguer, à respecter la représentation nationale et à adopter une attitude constructive. »
Ray Cathala