
Les manques de l’USAP à l’extérieur
Top 14 Les Catalans, battus à Toulon (44-22), ne voyagent pas bien. Bilan des sorties.

Top 14
Les Catalans, battus à Toulon (44-22), ne voyagent pas bien. Bilan des sorties.
Pour l’USAP les samedis se suivent et ne se ressemblent pas. Par contre les déplacements se suivent et, malheureusement, se ressemblent trop. Encore une défaite de plus de quarante points à l’extérieur.
Castres l’exception
La victoire à Castres (13-17) le 30 décembre dernier avait déclenché un vent d’optimisme en Pays Catalan et tout un chacun s’était mis à croire en d’autres victoires à l’extérieur. Or ce seul résultat positif, hors Aimé Giral, depuis fin 2023 et sur la saison, laisse encore le supporter sur sa faim. Et même si l’USAP a voyagé chez des adversaires véritablement supérieurs, souvent dignes du Top 6, force est de constater que les résultats chez les moins huppés n’ont, malheureusement, pas été meilleurs. L’USAP est revenue de ses voyages les valises bien remplies. Avec les deux larges, défaites du début de saison à la maison (29 face à Paris et 39 devant Pau), les scores à l’extérieur ont été plus que lourds (38 à Clermont, 59 au Racing, 43 à Toulouse, 46 à Bordeaux, 35 à La Rochelle, 36 à Lyon, 32 à Paris et samedi dernier 44 à Toulon) pour une moyenne, lors des défaites hors Aimé-Giral, de 41,6 points encaissés par match. Énorme et rédhibitoire ! Et pourtant, l’USAP n’a que rarement été submergée pendant les quatre-vingts minutes de ses matchs et ce sont souvent des trous d’air, petits comme à Toulon ou immenses comme à La Rochelle ou Toulouse, qui ont déstabilisé et fait éclater la carlingue sang et or. Mais alors ?
Un seul être vous manque…
Le capitaine Jérónimo de la Fuente se blesse et doit quitter ses coéquipiers et c’est opération portes ouvertes dans les rangs sang et or. Le manager Franck Azéma avoue que « les joueurs ne sont pas restés au contact et n’ont pas été suffisamment costauds sur les collisions pour les mettre en difficulté ». L’USAP ne sait toujours pas gérer les temps faibles et le score enfle considérablement en l’espace de cinq minutes parfois jusqu’à devenir incontrôlable et se traduit au final par une déculottée. Ajoutez à tout cela une conquête très moyenne, une indiscipline qui devient récurrente, en particulier face à un Toulon, pas très brillant certes, mais avec un super buteur Melvyn Jaminet, auteur de vingt-quatre points sur quarante-quatre. D’autre part l’effectif de l’USAP ne lui permet pas de jouer de la même manière les matchs à l’extérieur et à la maison. Avec en tête la réception suivante à Aimé Giral, les sang et or doivent composer une équipe à l’extérieur, comme à Toulon, avec certains joueurs transparents à court de compétition qui n’avaient pas instrumenté depuis plusieurs matchs. Pas facile dans ces conditions d’aligner une équipe compétitive face à des Toulonnais qui avaient besoin de se rassurer. L’ont-ils fait ? Pas sûr ! Quoi qu’il en soit ce match sur la Rade n’a pas apporté, aux Catalans, le brin de sérénité nécessaire avant la réception de Toulousains qui rayonnent sur la planète Top 14, même lorsqu’ils alignent leur équipe B ou… leurs Espoirs.
Pression à Aimé-Giral
Recevoir le grand Stade Toulousain (à guichets fermés depuis quinze jours !), puis se déplacer à Oyonnax, adversaire direct, en début de saison, de l’USAP pour le maintien, sera le temps fort de ce mois de mars. Même si Lyon (ou peut-être Montpellier, mais…) risque de venir se mêler à la course (?) pour rester en Top 14. Encore un match de la peur sur la ville de Perpignan ! Il faudra que l’USAP aligne une grosssssse équipe, celle qui sait si bien s’y filer lors des matchs couperets. Mais elle a su si bien le faire par le passé. Alors ?
Défaites interdites lors des deux prochains matchs, en n’oubliant pas que la fin de saison risque encore d’être semée d’embûches. Il faudrait tout de même arriver à régler ces détails qui font trébucher l’équipe à l’extérieur. Décidément qu’est-ce qu’il est difficile d’être supporter de l’USAP !
Fins aviat !
Jo Solatges