
Les industries – Elles existent dans le département !
Les implantations dites industrielles sont moins nombreuses qu’ailleurs. Le département reste sous-industrialisé, mais...

Les implantations dites industrielles sont moins nombreuses qu’ailleurs. Le département reste sous-industrialisé, mais…
Les analyses, voire les sentences, restent parfois excessives, ou, plus simplement, incomplètement renseignées. « De toute façon, il n’y a plus d’usines chez nous ! » ou encore, chez les militants politiques ou syndicaux : « la classe ouvrière ? Mais elle n’existe plus dans le département ». Cela étant dit, il reste difficile de dessiner précisément la « réalité industrielle » des P.-O., ainsi que la population qui y travaille. Les quelques données qui suivent ne concerneront pas les activités du bâtiment, de la construction, ni celles de la « transformation des vendanges en vins ». Elles évoqueront plutôt les activités de transformation industrielle, de conditionnement et de fabrication de produits nouveaux, uniques. Les usines au sens populaire et habituel du terme.
Entre 7 et 8 000 ouvriers, ce n’est pas rien
Près de 10 % de l’activité des P.-O. est industrielle et emploi presque 8 000 salariés. Pour mémoire, il y a une cinquantaine d’années, des usines avaient une notoriété nationale et occupaient des milliers de salariés. On se rappelle les poupées Bella, Punto-Blanco, Murville (conserves de fruits, desserts), Cantalou-Catala et son imprimerie novatrice, et d’autres. Elles ont disparu ou se sont transformées (Cémoi). Le conditionnement des fruits a connu d’autres développements non négligeables dans le département (coopératives ou entreprises privées). Aujourd’hui, d’après les documents, 4 000 établissements emploient donc à peu près 7 900 salariés. Dont :
- 1 600 dans l’activité de transformation ou de conditionnement des fruits et légumes,
- 1 379 dans la métallurgie et la fabrication industrielle,
- 1 070 dans la transformation du bois et la fabrication de papier, « trois secteurs génèrent plus de 1 000 emplois » d’après les services de la Chambre du Commerce et de l’Industrie.
Peu d’entreprises avec plus de 100 salariés
Seules quatre entreprises emploient plus de 250 salariés sur site : « Catana » (catamarans), à Canet, Florette (conditionnement salades et légumes) à Torreilles, Republic technologies France (tout pour le fumeur, papier à rouler JOB, groupe américain, filtres, liquides parfumés pour I. Cigarettes), près de l’aéroport et Sterimed (fournitures médicales de stérilisation) dont le site informatique nous indique une implantation à Amélie-les-bains.
Ensuite, on retrouve quelques entreprises connues, dont Cémoi (chocolat) à Perpignan et Orles, Guasch et fils (charcuterie abattoir et fabrication) au Haut-Vernet à Perpignan, Diam France (bouchons en liège et autres objets en bois ou liège) à Céret et le Boulou, et une dizaine d’autres industries qui emploient plus de cent salariés.
Moins importantes du point de vue des emplois, mais tout aussi majeures, citons trois entreprises uniques : les Tissages catalans à Saint-Laurent-de-Cerdans, la SERAM qui construit ses engins mécaniques sur mesure et vend dans le monde entier, élévateurs, grues spécifiques de grandes dimensions, basée au Haut-Vernet et enfin Caustier « constructeur à la pointe de l’innovation de machines de calibrage et de conditionnement de fruits et de légumes frais », créé et situé à Saint-Charles.
Sources : INSEE et CCI des P.-O.
Une étude à propos des chiffres d’affaires (C.A), voire des bénéfices réalisés par l’activité elle-même, reste très complexe, tant certaines de ces entreprises appartiennent à des groupes plus importants, parfois multinationaux. Cémoi, par exemple. Ainsi trouve-t-on dans le peloton de tête des C.A, avec plusieurs centaines de millions d’euros, une entreprise avec un seul salarié et une simple boîte aux lettres.