
Les fonctionnaires dans la rue
Près de 500 manifestants des trois fonctions publiques ont manifesté leur colère, le 19 mars dernier.

Perpignan
Près de 500 manifestants des trois fonctions publiques ont manifesté leur colère, le 19 mars dernier.
L’ensemble des syndicats, au plan national, avaient appelé, mardi 19 mars, à un mouvement de grève dans les trois fonctions publiques : territoriale, hospitalière et d’État. Au menu : les salaires, les postes d’agents publics en nombre suffisant, le respect des agents et la défense des services publics. Étaient là, la CGT, nombreuse, la FSU, la CFTC, l’Unsa, et Solidaires, qui prirent tous la parole, et des drapeaux de la CFDT et de F.O. « La coupe est pleine pour ces salariés qui, d’année en année, voient fondre leurs revenus », précisait ainsi l’un des intervenants. Pour être plus clair, et d’après l’INSEE, « l’indice général des prix a augmenté de 50 % entre l’année 2000 et 2024. Dans la même période, le point d’indice Fonction publique n’a augmenté que de 16 % ». Le bilan est désastreux : c’est une perte moyenne de 600 euros/mois qu’ont subi les fonctionnaires depuis le 1er janvier 2 000 dans le cas où la valeur du point d’indice aurait suivi l’indice général des prix. Le fameux « au mérite » a été dénoncé unanimement. La tentative d’instaurer le salaire au mérite chez les fonctionnaires ne passe pas. La question de l’indépendance des fonctionnaires par rapport aux pouvoirs et aux hiérarchies se trouverait alors réduite à néant. Et enfin, « les futures économies drastiques décidées par le gouvernement, 10 Mds pour commencer, priveront les institutions publiques d’agents pourtant utiles et nécessaires ».
Michel Marc