
Les bus transfrontaliers en polémique majeure

Louis Aliot, maire de Perpignan, est parti vent debout pour défendre le « patriotisme économique », en appui aux organisations patronales de la distribution et des associations de commerçants.
L’installation d’un nouveau réseau frontalier de bus affrétés par la Generalitat entre les Pyrénées-Orientales et la Catalogne a provoqué une forte polémique. D’un côté le maire de Saint Laurent de Cerdans, rejoint par le maire de Prats de Mollo, a salué « une bouffée d’oxygène » permettant le désenclavement des villes frontalières en montagne. De l’autre, Louis Aliot, maire de Perpignan, est parti vent debout pour défendre le « patriotisme économique », en appui aux organisations patronales de la distribution et des associations de commerçants.
On peut s’interroger sur la façon dont les liens de transports collectifs nécessaires se font, dans un emballement de la différence des prix pratiqués entre deux pays qui n’a rien d’un scoop. Cela mériterait un débat sérieux et fraternel entre les deux régions. Mais de là, à suivre la récupération « cocorico » du maire RN de Perpignan, il y a une ligne jaune qu’il ne faut pas franchir, faute de provoquer un accident d’humanité.
Yvon Huet