
Les 50ans de l’Agram !
Un anniversaire joyeux, teinté de nostalgie et d’amour.

Prades
Un anniversaire joyeux, teinté de nostalgie et d’amour.
Ramon Gual (le fils), le troubadour catalan, le chanteur et guitariste populaire qui écume et anime avec talent les fêtes populaires du département, avait cette idée bien ancrée, depuis plusieurs années : « Pour les 50 ans de l’Agram, il faut faire quelque chose de bien ». Et il a fait quelque chose de bien. Il a rassemblé une centaine de choristes (quatre chorales du département), a « travaillé » avec eux quelques chansons majeures du groupe catalan, et a offert un concert dynamique, détendu, enlevé et joyeux, de grande qualité aux mille personnes présentes sur la place centrale de Prades. Le cadre était celui de l’Universitad Catalana d’Estiu. Il y eut aussi, en même temps, un hommage rendu à l’excellente revue Terra Nostra , créée il y a 60 ans par Ramon Gual (le père), bien présent au premier rang, revue pédagogique essentielle localement pour rassembler ce que l’on sait aujourd’hui des villages, du patrimoine, de l’histoire, des archives, de la culture sur l’ensemble de l’espace catalan du nord.
Les chansons de L’Agram, graves, poétiques, militantes et traditionnelles ont été choisies pour retracer l’immense impact du groupe toujours vivant! Des années 70 à aujourd’hui. Et, comme un symbole (« vos donem la paraula »), les paroles étaient judicieusement distribuées au public pour reprendre avec les choristes ces chansons sélectionnées. « Vilatges que moriu » à l’actualité encore brûlante, « Carrers segueixi » qui appelle à s’unir, « Te sun somiat » pour sauver le Train Jaune des fossoyeurs, « La casa ès acabada », dénonçant l’endettement et les banques, et quelques traductions « Quan els homes viuran d’amor » du Québecois Levesque, plaidoyer pour la paix, et la tellement actuelle « Jo resistiré », du poète palestinien Sami Al Quasem, et d’autres… Bref. On y a vu des yeux humides, des retrouvailles, de la joie, des souvenirs encore répétés et racontés. On y a vu aussi les cheminots CGT, invités sur scène pour chanter « Te sun somiat », fiers et heureux et Brigitte disant rapidement son plaisir et rappelant au public le drame palestinien (ovation!). Merci.
Michel Marc