
Les 20 et 27 juin, deux votes déterminants

Régionales et départementales. Ce sont des élections essentielles, les citoyens attendent des propositions concrètes notamment sur le plan social, éducatif et culturel.
Le conseil régional c’est l’assemblée qui gère les lycées, les transports, l’action économique, la formation professionnelle… tandis que le conseil départemental régit l’action sanitaire et sociale en faveur de l’enfance, de la famille, des personnes âgées, en situation de handicap ou en difficulté. Les collèges, la culture, l’équipement des zones rurales, la voirie, la sécurité incendie et la protection du patrimoine naturel et de l’environnement sont également de sa compétence.
La privatisation des services publics, les suppressions de subventions pour le social et la culture, prônées par la droite et l’extrême-droite ne sont pas des mesures qui vont dans le sens du développement des territoires. Les électeurs qui ont l’intention de voter pour le parti de Marine Le Pen en croyant que ce parti leur apportera le changement qu’ils souhaitent se trompent. Ceux qui négligent ce vote en s’abstenant ne rendent service ni à la collectivité ni à eux-mêmes, ils ouvrent la voie à une gestion qui échapperait aux citoyens.
Un acquis de hautes luttes
Le bulletin de vote est le fruit d’âpres conquêtes sociales et de droits politiques arrachés par les révolutions citoyennes, notamment au XIXe siècle, contre les conservatismes et le pouvoir autoritaire. Jusqu’au milieu du XXe siècle il n’existait pas, en France, de suffrage universel, les femmes en étaient exclues jusqu’en 1944. Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens ne se servent pas de ce droit chèrement acquis. Ce sont majoritairement les salariés des classes populaires qui se détournent des urnes.
Le monde du travail est pourtant concerné au premier chef par les élections départementales et régionales de 2021. Car ces deux collectivités décident de politiques à la fois quotidiennes et structurelles. Elles ont vocation, pour l’une, d’être un « bouclier social » et, pour l’autre, d’impulser le développement économique et donc les conditions d’emploi.
Non seulement les travailleurs doivent s’y intéresser mais y participer pour orienter, proposer, construire des politiques qui iront dans le sens de leurs besoins.
Votons massivement les 20 et 27 juin pour garder la main sur la gestion de ces collectivités. Faisons des procurations pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer le jour du scrutin.