
L’eau, un bien commun
Les responsables politiques du PCF avaient choisi Rivesaltes et le lit sec de l’Agly pour réaffirmer l’urgence de mettre en œuvre un certain nombre d’actions.

De g à d : Patrick Cases, Marie-Françoise Sanchez, Dominque Poirot,
Pierre Serra, Éric Cadoret , Lola Beuze.
Pyrénées-Orientales
Les responsables politiques du PCF avaient choisi Rivesaltes et le lit sec de l’Agly pour réaffirmer l’urgence de mettre en œuvre un certain nombre d’actions.
Évoquer les questions de la gestion du patrimoine aquatique n’a pas tout à fait la même résonance dans le département du Nord ou dans les Pyrénées-Orientales. Certains doivent se protéger et s’adapter aux crises pluviométriques et aux inondations, d’autres doivent apprendre et s’adapter collectivement à la pénurie systémique. Et pourtant, dans les deux cas, « l’État doit prendre ses responsabilités ».
C’est ainsi qu’a été organisée par le PCF 66 une conférence avec la participation d’Éric Cadoret membre de la commission environnement nationale du PCF et vice-président du Conseil régional d’Occitanie, Pierre Serra membre de la commission environnement du PCF66 et conseiller municipal et communautaire de Vernet-les-Bains, Patrick Cases membres de la commission agriculture nationale du PCF et conseiller régional, en présence de Lola Beuze, conseillère départementale, Marie-Françoise Sanchez et Dominique Poirot responsables PCF66 (Nicolas Garcia, premier vice-président du conseil départemental était excusé).
L’État, la Région et le Département pour agir avec les citoyens
Éric Cadoret évoque, en introduction, l’agriculture : « nous avons des compétences et des responsabilités à tenir à la Région, notamment dans le domaine de l’adaptation de l’agriculture au manque d’eau, et de sa transformation, en partie nécessaire. Nous lions les deux, l’agriculture et l’eau. Nous agissons donc, dans le cadre du FEADER* et LEADER*, pour aider aux changements partiels. Il faut favoriser les secteurs innovants et résilients, garantissant la sécurité alimentaire, et renforcer la protection de l’environnement et l’action pour le climat. Ne craignons pas d’aborder ce sujet qui demande réflexion et collaborations. Il y a quelque part une nouvelle agriculture à construire ». La question de l’eau potable est ensuite posée par l’élu régional : « nul ne peut s’accaparer l’eau. Nous avons le devoir de nous entendre. Au PCF, nous sommes pour un pôle public de l’eau national, qui maîtrise l’ensemble, qui fixe les principes, qui aide ceux qui en ont besoin, et freine les appétits financiers des grandes sociétés privées qui gavent les actionnaires ».
Un état des lieux préoccupant dans les P.-O.
Les ruptures d’eau potable, les nappes non rechargées, les risques d’incendie, la productivité agricole altérée mettent localement les décideurs devant leurs responsabilités. Quelques décisions sont prises, certaines soutenues par l’État, dont celle du tuyau en provenance du Rhône pour le long terme, celles dans le domaine du traitement des eaux usées et dans l’entretien des réseaux. « Sur tous ces sujets, il nous faut travailler, aider les connexions, renforcer les collaborations, avec les acteurs, et l’État doit participer. L’idée de sécuriser l’alimentation en eau en aval de Vinça est une bonne idée ». Concernant le prix de l’eau, les déclarations du ministre Béchu interrogent. Sur le fond d’abord, qui voudrait augmenter le prix du m³ et sur la forme, le ministre n’ayant aucune autorité officielle dans ce domaine. Un grand chantier, à l’évidence. Eric Cadoret conclut : « Il n’y a pas une seule solution. Il y en a des milliers. Toutes auront besoin de clarté et de démocratie ».
Michel Marc
* FEADER, Fonds européens agricole pour le développement rural doté de 73,5 millions d’€ en Région Occitanie pour la période 2023-2027.
*LEADER, liaison entre action de développement de l’économie rurale. Il s’agit d’un programme d’initiatives communautaires en faveur du développement rural.