
Le syndicat Educ’Action CGT66 accuse
Sans surprise, les restrictions programmées des moyens des services publics, dont l’école, provoquent les réactions attendues. Christophe Moya, secrétaire départemental, alerte et appelle à la résistance.

Rentrée scolaire
Sans surprise, les restrictions programmées des moyens des services publics, dont l’école, provoquent les réactions attendues. Christophe Moya, secrétaire départemental, alerte et appelle à la résistance.
Christophe Moya: « le 15 juillet, François Bayrou a dévoilé ses orientations pour faire des économies dans le cadre du prochain budget présenté à l’automne » tout en précisant : « tout le monde devra participer à l’effort ». Quarante trois milliards ! Il précisait ensuite : « non content de faire travailler le monde du travail deux ans de plus avec la dernière réforme des retraites, le gouvernement s’en prend une nouvelle fois à ceux et celles qui produisent les richesses de ce pays. C’est aussi la protection sociale qui est visée : une année blanche avec de surcroît, des contrôles renforcés pour les arrêts maladies ». Il en venait ensuite à la question particulière de l’Éducation nationale.
On manque de tout et on supprime 3 000 postes !
« … avec la suppression de 3000 postes puis le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois à partir de 2027, le nombre de personnels va décroître inévitablement alors qu’il faudrait, à contrario, des créations de postes pour toutes les catégories de personnels ». C’est une litanie de difficultés : conditions de travail dégradées, sureffectifs dans les classes, manque de professeurs, remplacements non assurés, présence adulte dans les établissements insuffisante, manque de personnel sanitaire (infirmiers et psychologues de l’éducation), précarité statutaire des AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), bâtiments non rénovés. On est décidément bien loin des besoins pour une véritable école de la réussite, solide et émancipatrice .
Chiffres à l’appui. L’assemblée générale du syndicat avait lieu ce mercredi 27 août, appelant à la mobilisation citoyenne et des personnels : « ces mesures annoncées par le Premier ministre sont brutales et inacceptables. À nous d’imposer d’autres choix ! »
Michel Marc