
Le social et l’humain, selon « Babou »

Perpignan. Depuis une quinzaine de jours, les salariés vivent l’incertitude d’une procédure engagée à leur encontre.
Les salariés de l’enseigne Babou de Perpignan sont sous le choc, ils sont visés par une procédure de licenciement et ne comprennent pas. En octobre 2018, les quatre-vingt quinze magasins discount Babou de France sont vendus à une société anglaise, B&M. Un nouveau gérant mandataire est arrivé à Perpignan le 1er février 2020, monsieur Fabrice Duvinage. Très vite, l’ensemble des salariés (une quinzaine) a reçu un courrier, une convocation avec mise à pied conservatoire (sans salaire) pour un entretien individuel préalable à un licenciement, sans qu’aucune raison précise ne soit donnée Ces salariés, anciens dans l’entreprise (entre 10 et 15 ans), sont tous titulaires d’un CDI à temps plein. Une seule, l’ayant choisi, travaille à temps partiel.
Des entretiens reportés
Pour des raisons de «procédures» assez opaques, ces entretiens ont été reportés et se tiendront dans les semaines à venir, à partir du 2 mars. Un article récent dans la presse locale, au titre racoleur, (il évoquait des «soupçons de vol») a profondément blessé ces salariés. Soutenus par le syndicat CGT, ces salariés vont se «défendre» lors des entretiens, défendre leur dignité. Ils envisageront ensuite les suites à donner, selon les résultats et les informations qui leur seront données. En attendant, l’enseigne reste ouverte aux clients.
Plusieurs questions sont posées
Qu’est ce qui pousse un nouveau gérant à envisager un licenciement collectif dès son arrivée? Comment vont faire ces quinze salariés, femmes et hommes qui, comme chacun le devine, ne sont pas millionnaires, ainsi privés de revenus?
Les administrations publiques (Direccte, inspection du travail) et collectivités vont-elles s’intéresser à ce problème récurrent dans les P.-O., à ces perspectives de licenciements comme récemment dans l’entreprise B2S, et intervenir ?