Le préfet des P.-O. a reçu les représentants syndicaux

Le préfet des P.-O. a reçu les représentants syndicaux

Le Fret Rail SNCF, déjà mal en point au plan national, va encore subir les assauts de la commission européenne au nom de la concurrence libre et non faussée.  

Fret SNCF

Le Fret Rail SNCF, déjà mal en point au plan national, va encore subir les assauts de la commission européenne au nom de la concurrence libre et non faussée.  

Il s’agissait, pour les syndicats présents (CGT, FO, Sud rail et Unsa), de décrire au mieux les effets de « l’accord » passé entre le ministre des Transports, l’État et la commission européenne. Une capitulation en rase campagne. Ni plus ni moins. L’entreprise nationale est donc punie et devra, dans un certain nombre de cas, céder ses activités, son matériel et son savoir-faire à la concurrence privée. Les effets concrets ne manqueront pas d’apparaître. 

82 emplois en moins dans le département

Rien que pour les P.-O., d’après les syndicats, ce sont 165 trains par semaine qui vont cesser leur activité, ce sont 8000 camions par semaine en plus sur les routes, et, pour couronner le tout, ce sera une moindre sécurité de circulation des trains privés restant en activité. Il s’agit « d’une vraie catastrophe sociale et écologique. Les opérateurs privés vont se consacrer au rendement financier, vont ne garder que les « flux »(trajets) rentables et rogner sur les exigences de sécurité. Ils n’auront pas les mêmes préoccupations. Oui, nous le disons, il y aura bien disparition de certains trajets (flux) peu rentables financièrement. C’est logique. À propos de la sécurité, nous avons déjà surpris un train de plus de 1 km alors que le règlement limite la longueur des convois à 850m ». 

Les luttes pour empêcher le mauvais coup

Le train primeur est aujourd’hui à l’arrêt. 22 des 25 conducteurs du département ont cessé le travail. Quelques journées d’action sont programmées dont celle du jeudi 15 juin, à Saint-Denis, devant la maison mère SNCF. Le 27, ce sera un large rassemblement qui sera programmé à Perpignan, avec associations, partis politiques, syndicats et citoyens. « Nous y travaillons ». Le préfet a écouté. Il a promis de transmettre. 

Michel Marc

TAGS