Le « nouveau pont » passera-t-il l’hiver ?

Le « nouveau pont » passera-t-il l’hiver ?

Damusmedia
Le projet de pont qui avait été étudié il y a plus de dix ans avec la construction d’une nouvelle route permettant de rejoindre la départementale 618 sans entrer dans Maureillas.

Céret. La dernière enquête publique relative au projet de nouveau pont est terminée. La décision de le réaliser s’éloigne, même s’il n’est toujours pas coulé. 

Le projet de pont qui avait été étudié il y a plus de dix ans avec la construction d’une nouvelle route permettant de rejoindre la départementale 618 sans entrer dans Maureillas et de déboucher sur la zone industrielle et commerciale en sortie de Céret n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive. La présidente du Conseil départemental, Hermeline Malherbe, promet, dans le journal l’Indépendant, qu’une nouvelle consultation publique se fera en automne, après les élections, dans le cadre de la poursuite de l’étude du dossier, afin de savoir si « les habitants du secteur ont toujours envie de ce pont ». 
Pour rappel, ce projet se concevait comme un élément fort de secours dans le cadre d’un désenclavement de l’entrée de la ville de Céret en permettant, entre autres, lors des festivités touristiques et culturelles, une sortie de ville par un nouvel axe routier empêchant l’effet « cul de sac ». Il avait provoqué depuis quelque mois de vifs débats entre les « pour » de l’association « Paroles de Cérétans » et les « contre » de l’association « Bien vivre en Vallespir ».  

Au centre de la problématique, le « coupable » est désigné. C’est le Tech. Il est la rivière permettant l’accès collectif à l’eau dans une vallée de caractère, avec son superbe lac de Saint-Jean-Pla-de-Corts en retenue de loisirs pour les familles avant d’aller rejoindre la plaine. Mais aussi le fleuve sauvage non domanial majoritairement inaccessible et dangereux, ayant eu raison de la ligne de chemin de fer et créant des conditions difficiles de circulation en montagne pour rejoindre la plaine.

Ce projet permettait, en sus du désenclavement et de la fluidité de circulation recherchée, la possibilité de faciliter l’entretien des massifs forestiers, tout en créant les conditions de l’amélioration du transit dans le cadre d’un développement harmonieux de l’activité économique, sociale et culturelle des cités du Vallespir. Ce report risque d’être compris par les uns comme une fuite en avant et par les autres comme une victoire incertaine.
Les choses restant en l’état après tant d’années d’hésitation, l’avenir dira, à l’occasion du passage du tour de France à Céret, si ce projet peut rebondir ou non comme une étape nécessaire du développement de la vallée du Vallespir. 

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