
Le négationnisme n’a plus sa place dans l’histoire !

Le collectif pour une histoire franco-algérienne réunissant MRAP, ASTI, LDH et Pieds Noirs Progressistes 66.
Guerre d’Algérie. Le collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée condamne les propos de Louis Aliot, à l’encontre du rapport de Benjamin Stora.
Selon l’étude réalisée par Benjamin Stora, 7 millions de personnes sont concernées en France par la mémoire de la guerre d’Algérie. Un Français sur dix, en recherche de vérité, pourrait trouver dans ce rapport un début de précision sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie.
Le vendredi 19 mars, les représentant.e.s des associations, Pieds-noirs progressistes 66, LDH, ASTI et le MRAP, formant le collectif pour un histoire franco-algérienne non falsifiée, ont organisé une conférence de presse pour condamner les propos de Louis Aliot, maire de Perpignan, à l’occasion du 19 mars, concernant le rapport Stora.
Jacky Mallea, de l’association Pieds-noirs progressistes 66, a déclaré : « Il faut que la France rétablisse des vérités. Comme l’assassinat de l’avocat et dirigeant nationaliste algérien Ali Boumendjel, de Maurice Audin et bien d’autres. Mais cela ne peut pas suffire. La crainte aujourd’hui est que les extrémistes Pieds-noirs freinent le dévoilement de ces vérités historiques. »
Françoise Attiba de la LDH et Josie Bouché de l’ASTI : « L’intervention de Aliot le 19 mars met du sel sur les plaies en affichant les massacres d’un seul camp. Pujol et Aliot ont un lien fort avec OAS, ils ne reconnaîtront jamais la responsabilité de la France dans une colonisation qui a duré 132 ans. C’est dans leur ADN politique. »
Jacky Mallea a apporté son témoignage de ses 22 années vécues en Algérie avant qu’elle n’obtienne son indépendance : « La guerre ne s’est pas arrêtée le 19 mars, car l’OAS n’a pas respecté l’accord de cessez-le-feu. Ils ont lancé un appel à manifester disant, « Aux armes citoyens ». La population était exécutée sans distinction. Les ultras tiraient sur les gens depuis les toits. »
Pour le collectif, le rapport de Benjamin Stora arrive dans un contexte politique compliqué, entre le séparatisme et les violences dans les quartiers. « Aliot use de ce climat pour créer un rapport de forces avec les quartiers populaires et stigmatise l’immigration ».
Maryse Martinez du MRAP a conclu : « Il faut reconnaître l’implication première des plus hautes autorités françaises dans ces crimes de guerre. »