
Le logement – Pauvreté et résidences secondaires
Dans les Pyrénées-Orientales, les besoins de logements restent importants alors que le nombre des résidences secondaires est un de plus important du littoral méditerranéen.

Dans les Pyrénées-Orientales, les besoins de logements restent importants alors que le nombre des résidences secondaires est un de plus important du littoral méditerranéen.
En 2021, le département des Pyrénées-Orientales comptait 362 350 logements dont 232 890 (64,3%) étaient des résidences principales. Parmi celles-ci, 139 822 (60%) étaient occupées par leur propriétaire quand 86 744 (37,2%) étaient louées. De plus, 28 927 logements (8%) étaient inoccupés. Le nombre de logements locatifs sociaux était en 2023 de 26 358.
Le parc de résidences principales est composé par 63,4% de maisons (147 550). Concernant leur nombre de pièces, plus de la moitié des logements comptent quatre pièces ou plus.
La mobilité résidentielle est importante dans les Pyrénées-Orientales, 54,2% des ménages ayant emménagé dans leur logement actuel depuis moins de 10 ans et plus d’un tiers depuis moins de quatre ans.
Enfin, on peut noter que 42% de ces résidences principales ont plus de 50 ans. De plus, en 2023, 16 789 demandes de logements locatifs sociaux avaient été déposées par des ménages dont le revenu mensuel moyen était de 1 542€. D’après les enquêtes concernant les besoins de logement, environ 68% sont directement liés à la croissance du nombre de ménages. Le reste se répartit entre la résorption du mal-logement (sans abri, hébergement contraint, logements indignes, logements inadaptés) pour 14%, la vacance structurelle pour 8% et les résidences secondaires pour 10%.
Le poids des résidences secondaires
En 2021, dans les Pyrénées-Orientales, 100 534 logements, soit 27,7% des logements, étaient des résidences secondaires (ou des logements occasionnels), la plus forte proportion de tous les départements du littoral méditerranéen, hors la Corse. Entre 1968 et 1999, leur nombre a augmenté 4 à 5 fois plus vite que celui des résidences principales, suite au développement du tourisme de masse sur le littoral et des sports d’hiver. Depuis 2000, il semble que le nombre de résidences secondaires croît moins vite que celui des résidences principales. Ce qui fait qu’entre 2011 et 2022, la part de résidences principales sur le nombre de logements total reste stable. Mais il n’en reste pas moins qu’en 2022, le nombre de résidences secondaires dépasse toujours le quart (27,42%) du nombre total des logements et en dépasse même le tiers (35,19%) si l’on ajoute les logements vacants.
Plus de la moitié de ces résidences secondaires (55%) se trouve sur le littoral tandis que 22 % sont à la montagne et 17% dans la plaine. Dans le massif pyrénéen, la proportion n’est que de 42%, mais elle atteint près de 90% dans certaines communes dotées de stations de sports d’hiver (Les Angles et Bolquère).
Un enjeu pour l’installation de jeunes foyers
Donc la durée d’occupation des résidences secondaires est un enjeu fort pour la vitalité des territoires. Lorsqu’ils occupent leur logement, les propriétaires de résidences secondaires contribuent à une élévation du niveau de vie sur le département puisqu’ils sont en général plus riches que la population résidant à l’année. Un quart d’entre eux font partie des 10% des Français les plus aisés. L’importance de ces résidences secondaires prisées par une population aisée contribue à augmenter les prix de l’immobilier et rend l’accès à la propriété difficile dans les communes touristiques du département pour une population locale nettement moins favorisée.
