
Le licenciement abusif d’une salariée largement contesté
Les syndicats CGT et FO, ainsi que de nombreux salariés, ont massivement manifesté devant l’établissement perpignanais et ont promis la solidarité à leur collègue Salima.

CPAM* Perpignan
Les syndicats CGT et FO, ainsi que de nombreux salariés, ont massivement manifesté devant l’établissement perpignanais et ont promis la solidarité à leur collègue Salima.
Salariée depuis vingt ans, cette « employée appliquée, toujours bien notée, efficace et agréable avec les interlocuteurs, quels qu’ils soient (propos de la chef de service) », se trouve aujourd’hui sous le coup d’une mesure disciplinaire qui interroge les syndicats et qui révolte la quarantaine de professionnels rassemblés dans la rue des remparts. « Nous sommes en grève, pendant 55 minutes aujourd’hui, le temps de dire notre colère et de réaffirmer notre solidarité » précise ainsi une employée qui ajoute : « nous ne lâcherons pas Salima ». Le même rassemblement se tenait route d’Argelès, en même temps, avec, lui aussi, une forte participation.
Une accusation inique
« Ça, ce n’est pas une faute grave ! Au contraire ! » ajouta au micro sa chef de service, non sans avoir vanté les qualités professionnelles de la dite fautive et en donnant quelques exemples de « vraies fautes professionnelles ». Salima a donc été convoquée une première fois le vendredi 14 juin pour « un entretien préalable au licenciement ». La directrice lui reproche « un manquement au devoir de réserve et au devoir de loyauté » après son intervention auprès d’un professionnel de santé pharmacien. Salima a été convoquée devant un conseil de discipline à Montpellier ce mercredi 3 juillet. D’après les deux syndicats, « si manquement il y a eu, c’est bien celui de l’obligation de sécurité qui incombe à l’employeur, obligation non respectée en n’informant pas la salariée de la situation du pharmacien… ». Les deux représentants syndicaux ont pris la parole : « il est nécessaire d’agir collectivement, avant que le licenciement ne soit effectif. Un tel dossier serait retoqué en quelques minutes aux prud’hommes ! Nous sommes tous concernés. Cela peut arriver à chacun d’entre nous. Quand notre travail peut être remis en cause sur la base d’un unique témoignage malveillant ».
M. M.
*Caisse Primaire d’Assurance Maladie