
Le froid d’une guerre « brûlante »
L’ONU a chiffré à plus de 13 000 le nombre de morts depuis le début du conflit ukrainien. L’Europe centrale frise l’embrasement.

L’ONU a chiffré à plus de 13 000 le nombre de morts depuis le début du conflit ukrainien. L’Europe centrale frise l’embrasement.
La montée de la tension entre la Russie et l’OTAN n’est pas une surprise. L’Ukraine, née de l’implosion de l’URSS, a été le berceau d’une histoire très russe et l’affrontement des deux communautés, ukrainiennes et russes dans un contexte de regain des nationalismes, donne aux partisans de la guerre du grain à moudre.
On ne parle que d’encerclement, de sanctions et de chantages où chaque membre de l’OTAN envoie ses troupe en pays « frère » pour essayer d’impressionner « l’ours russe » dans un contexte de guerre froide qui en masque une autre très sanglante dans le Donbass. L’entretien entre Poutine, hormis le spectacle protocolaire, n’a ni informé ni conforté ce que l’on sait déjà. De la haute voltige pour une désescalade de tabouret ?
Les réactions françaises
Côté communiste, Fabien Roussel s’exprime ainsi : « Nous sommes assis sur un baril de poudre… et c’est Poutine et Biden qui ont les allumettes en mains… Je demande qu’on fasse cesser le bruit des bottes, comme le proposait le traité de Paris de 1990. » Côté FI et Mélenchon, la position est identique. Côté PS, Anne Hidalgo affirme « reconnaître l’aspiration du peuple ukrainien à vouloir regarder du côté de l’Europe ».
A gauche comme à droite les pro et anti-Otan se positionnent, pendant que l’extrême droite fait le grand écart en soutenant la Russie tout en appuyant la rhétorique guerrière de l’OTAN quand ça l’arrange.
YH