Le feu des luttes ne s’étiole pas

Le feu des luttes ne s’étiole pas

(c) Enrique.C.C
Chômage et précarité augmentent dans le département.

Manifestation. Une marche aux flambeaux organisée par la CGT 66 et la FSU, jeudi 21 à Perpignan a déplacé près de 400 personnes bravant le couvre-feu.

Jeudi 21 janvier dès 18h, à l’heure où le couvre-feu a sonné, les premiers flambeaux se sont allumés. La marche aux flambeaux organisée par la CGT et la FSU à Perpignan était une convergence de luttes au regard de la crise sanitaire. Près de 400 personnes se sont mobilisées pour déambuler depuis la place de la Victoire en passant par le centre-ville pour finir devant les portes de la préfecture. Les domaines impactés par la gestion gouvernementale de la pandémie étaient largement représentés : professionnels du secteur de la santé, enseignants, étudiants, précaires, cheminots, postiers, intermittents du spectacle…

Pour la FSU et la CGT, le message est clair : « Nous ne paierons pas leur crise ».

(c) Enrique C.C.
La gestion de la pandémie entraine une crise économique et morale qui impacte largement les étudiants, les précaires et les salariés…

La CGT met en avant les choix politiques incohérents du gouvernement. « Pendant que le chômage et la précarité ont explosé de plus de 5 % dans le département, les entreprises du CAC 40 verseront 34 milliards d’euros aux actionnaires tout en supprimant près de 60 000 emplois dont un quart en France ! Aujourd’hui le département a besoin de la création de 600 emplois pour les hôpitaux et cliniques et 700 emplois pour les EHPAD. »

Face à la loi sécurité globale, les flambeaux de la manifestation se sont levés pour défendre également la démocratie et la liberté d’expression. «  Il n’y a pas de couvre-feu pour défendre nos droits « . À cette occasion, la CGT 66 avait mis à disposition des attestations dérogatoires pour les manifestants.

D’autres rassemblements sont à prévoir.

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