
Le combat d’Eric Bocquet, sénateur communiste

Fraude fiscale. Interrogé par plusieurs médias sur les Pandoras papers, Eric Bocquet, sénateur membre du groupe Communistes, Républicains, Citoyens et Écologistes donne des solutions immédiates pour mettre fin à ces scandales.
Depuis plus de 10 ans, Eric Bocquet, membre de la commission des finances au Sénat, affirme que les gouvernements ne s’attaquent pas à la racine du problème. « Il y a une chaîne de responsabilités avec des complicités et des proximités avec des politiques de haut niveau que l’on retrouve alternativement à la tête de gouvernements et dans les grandes institutions comme le FMI et la Banque mondiale. »
Le 6 octobre 2021, lors des questions d’actualité au gouvernement, il s’adresse au ministre de l’Économie, des finances et de la relance : « Monsieur le ministre, comptez-vous en rester au choc et à la vérification ? Ces scandales successifs qui se traduisent à chaque fois par des milliards en fuite pour la République nécessitent une réaction déterminée. ».
Eric Bocquet suggère trois pistes d’action immédiate :
-Recréer des postes de contrôleurs (depuis 2002, 38 000 emplois ont été supprimés dans les finances publiques).
-Créer l’observatoire de la lutte contre la fraude fiscale (annoncé en 2018, jamais mis en place).
-En janvier 2022, la France va présider le Conseil de l’Union Européenne, à cette occasion, inscrire à l’agenda, la liste des paradis fiscaux en y incluant les Seychelles, le Luxembourg et Chypre.
La réponse doit être mondiale mais on peut déjà agir à l’échelle européenne en mettant à jour la liste des paradis fiscaux. Le sénateur réclame une « COP fiscale » sur le modèle des COP sur le climat. Pour lui, une pression de l’opinion publique est nécessaire.
Ces scandales financiers dont les chiffres astronomiques dépassent l’entendement finiront, face aux difficultés quotidiennes des citoyens pour vivre ou même survivre, par soulever un vent de colère.