
Le chœur de chambre à l’Archipel

Les chanteurs et leurs accompagnatrices ont su réellement captiver leur auditoire pour cette « croisière » musicale.
Concert. Le thème était alléchant, « l’Italie à la source du chant ».
Didier Basdevant et ses interprètes du Chœur de Chambre ont donc proposé ce vendredi un voyage musical allant du 16e au 19e siècle pour illustrer le phénomène unique de l’art vocal et lyrique chez nos voisins transalpins.
D’Antonio Lotti en passant par Monteverdi, Vivaldi, Salieri, Rossini jusqu’à Verdi, l’ensemble vocal perpignanais et son chef, devant un public nombreux et dans une salle à l’acoustique de rêve, ont essayé d’élucider le pourquoi du comment de cette étonnante exception italienne.
Le chef de chœur, citant son prof de chant qui lui assénait « qu’en Italie, on chante avec les notes graves et on gagne sa vie avec les aiguës », rappelle que les monstrueux castrats payés à prix d’or dans les capitales européennes, à l’instar de Farinelli, ont tous, sans exception, été italiens.
Avant de faire entendre une pièce acrobatique d’Antonio Salieri, fantasmatique assassin de Mozart, Didier Basdevant a fait référence à l’Amadeus de Milos Forman pour montrer l’exorbitante suprématie italienne qui a régné sans partage sur la musique vocale occidentale pendant 3 siècles.
Les chanteurs et leurs accompagnatrices (Clémence Dehay au piano et Aude Barrère au violoncelle) ont su réellement captiver leur auditoire pour cette « croisière » musicale.
C’est par un superbe Carnevale de Rossini, que le chœur a terminé en apothéose ce concert sandwich si appétissant.