
La « Sécurité sociale » malmenée pendant la crise

La représentante de la Caisse d’allocations familiales dénonce le recul des services rendus aux usagers.
Perpignan. Une journée nationale d’action, intersyndicale, s’est tenue le mardi 27. La CGT 66 a décidé d’alerter sur les conséquences des politiques menées en direction des organismes de santé et de protection sociale*.
Une journée nationale d’action, intersyndicale, s’est donc tenue le mardi 27 octobre. Grèves, manifestations et déclarations ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. Au programme, la « classification et les rémunérations » des salariés des organismes sociaux. mais pas que.
A Perpignan, la CGT a décidé d’alerter sur les conséquences des politiques menées en direction des organismes de santé et de protection sociale*.
Des revendications précises et simples
Dans les P.-O. les problèmes s’accumulent. La représentante de la Caisse d’allocations familiales (CAF) dénonçait ainsi le recul des services rendus aux usagers dans le besoin : « A cause de manque de moyens humains, les antennes CAF des Fenouillèdes, de Cerdagne d’abord, puis maintenant celle du Bas Vernet seront fermées. Ce n’est pas admissible. Il nous manque neuf emplois à plein temps pour les faire fonctionner. Il faut y ajouter la mise en place des « Maisons France Service », en lieu et place des agents professionnels formés, puis la mise en place d’un « tri » pour les demandes de rendez-vous dématérialisées ». Elle poursuivait sa démonstration, évoquant le désengagement de la CAF pour l’accueil petite enfance avec la fermeture probable de la halte-garderie de Saint Gaudérique. Contre ces dégradations du service public, la CGT revendique « le maintien ou la réouverture des antennes CAF, la titularisation des personnels contractuels et le maintien de l’accueil petite enfance ». Concernant la CPAM, le responsable syndical expliquait à quel point la crise sanitaire avait aggravé la situation, avec une forte hausse des arrêts de travail, des sous effectifs chroniques et par conséquence, des retards dans les paiements et les remboursements : « Nous ne sommes plus en mesure et en capacité de bien faire l’ensemble de notre mission essentielle. Nous avons besoin d’au moins 10 embauches, de titulaires bien formés, pour répondre correctement au public ». Les syndicalistes de l’hôpital ne disaient pas autre chose en décrivant la tension qui règne à l’hôpital public.
Le gouvernement mis en cause
« La sécu, et tout le monde s’accorde à le reconnaître, joue un rôle irremplaçable dans cette période de crise, un rôle d’amortisseur social. Eh bien, on continue de fermer, de diminuer les effectifs, de fermer des annexes, de précariser et de diminuer les prestations dues aux usagers. Il manque des emplois partout, et on continue d’en supprimer. Ce n’est pas acceptable. Malgré la crise, le gouvernement garde son cap comptable et libéral », expliquait Julien Berthélemy, secrétaire départemental de la CGT66 « Le débat d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale sur le PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) n’est pas là pour nous rassurer ».
*Dans les P.-O., 44 000 salariés touchent la prime d’activité (liée aux bas salaires), 22 000 touchent le RSA dont le montant moyen atteint 511€