La Sécurité sociale de l’Alimentation – L’idée fait son chemin

La Sécurité sociale de l’Alimentation – L’idée fait son chemin

Trois formations* de gauche, s’associent dans le département pour aider les initiatives naissantes, concrétiser et initier quelques projets, fédérer et peser sur les prochaines élections locales.


Trois formations* de gauche, s’associent dans le département pour aider les initiatives naissantes, concrétiser et initier quelques projets, fédérer et peser sur les prochaines élections locales.

Le constat de départ est simple : Le XXIe siècle ne peut pas être, en France, celui où une partie importante de la population reste mal alimentée ou sous-alimentée. La pauvreté gagne du terrain, particulièrement dans notre département. Des enfants, des familles, des personnes âgées connaissent la faim, quotidiennement.  

Huit millions de personnes souffrent de privations alimentaires

Une Proposition de loi « d’expérimentation vers l’instauration d’une Sécurité sociale de l’alimentation, n° 386, déposée le mardi 15 octobre 2024 », n’a pas été traitée jusqu’au bout (délais insuffisants !). Il n’y a donc pas eu de vote à l’Assemblée nationale. Malgré tout, des initiatives localisées ont vu le jour, qui fonctionnent et font leurs preuves, en lien avec les associations locales, les producteurs locaux, les volontaires et les collectivités locales. À Grenoble et à Montpellier, à Elne (voir article suivant) la « Sécurité sociale de l’alimentation » progresse et s’installe durablement. La démonstration de la faisabilité est faite.  

« La Sécurité sociale est en danger. Nous sommes, nous, pour le 100 % sécu. Nous militons pour ça. C’est clair. Par ailleurs, nous sommes pour la création de la Sécu de l’alimentation, sur les mêmes principes. De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Et nous soutiendrons les partis politiques qui vont dans cette direction » précise Edmond Harlé, de Debout 66. Philippe Assens (l’Après) poursuit : « nous avons tous des députés à l’Assemblée nationale. Et le projet de loi est disponible sur internet. Nous conseillons à tous sa lecture ». Un jeune étudiant présent, du syndicat UP (Union progressiste) intervient et ajoute : « la précarité alimentaire est importante, les APL sont menacées et les coûts de scolarité augmentent. Il y a urgence pour une grande partie des étudiants. Nous avons commencé les débats avec eux ». Les trois formations politiques vont communiquer, s’adresser aux citoyens (cotisations), aux partis (décisions), aux associations et aux producteurs pour construire localement une plateforme départementale. 

« S’unir aux municipales, c’est un devoir ! »

Unanimement, les participants fustigent la division locale des listes sur Perpignan. « On appelle au rassemblement des gauches ! C’est un devoir majeur ». D’accord sur les orientations générales, sur de nombreux projets progressistes, les militants vivent mal les divisions mortifères et ils le disent. Ils s’engagent à agir auprès des personnes concernées. Rien d’étonnant, au fond. Des initiatives sont prévues dès le mois de novembre. 

Michel Marc

* « L’Après ». Alexis Corbières, Clémentine Autain… (écartés de LFI, 2024)

    « Debout ». François Ruffin  (créé en 2017)

    « Génération.s». Créé par Benoît Hamon en 2017

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