
« La sécheresse sévit encore dans les Pyrénées Orientales !»

L’élu nous invite d’abord à bien appréhender la situation actuelle. Puis, il invite les citoyens et les collectivités à agir. Enfin, l’État est pointé du doigt qui ne prend pas en compte la gravité de la situation.
« Nous sommes encore en sécheresse! Peut-être que trop de monde l’a oublié. Aujourd’hui les
nappes, les rivières, les barrages et la retenue de La Raho sont à des niveaux bas historiques. Cette
dernière est d’ailleurs menacée de disparition, si nous n’arrivons pas à le remplir par
l’intermédiaire d’un adducteur, qui irait du barrage de Vinça à la Raho (prévu à l’origine)». Nicolas
Garcia ajoute : « Si la retenue devenait inutilisable, et on en n’est pas loin, ce serait
catastrophique pour l’agriculture de cette zone ». C’est dit. Les nappes, profondes ou de surface, ne
sont pas rechargées. Les dernières pluies n’auront pas bouleversé cette réalité.
Le maire d’Elne invite ensuite à une véritable prise de conscience, et à faire vivre « une véritable
culture de la pluie (au sens agricole du terme) », proposant de mettre en oeuvre ce qu’il est possible
de faire : « la réduction des gaz à effet de serre, mais aussi la végétalisation, la couverture verte
des sols, la plantation de haies et d’arbres ciblés, sont de nature à rafraîchir la planète, à faire
tomber une pluie que nous devons récolter là où elle tombe, en désimperméabilisant nos villes ».
Les grands travaux nécessaires, et les moyens qui vont avec…
L’État est alors mis devant ses responsabilités. « l’Adducteur Vinça – la Raho, le nouveau tuyau du
Rhône,les retenues de stockage de surface, aériennes, comme celle prévue dans les Aspres toujours
en attente, ou souterraines comme celles qu’expérimente le syndicat des nappes de la plaine du
Roussillon, la réutilisation des eaux usées, la désimperméabilisation, la création de noues* sur
chaque nouvelle urbanisation… bref les idées ne manquent pas ». Et l’élu de conclure :« Au regard
de l’urgence et des besoins, les 10 millions d’€ promis par l’ex ministre Béchu sont une goutte
d’eau, c’est 10 à 20 fois plus dont nous avons besoin ici ».
Texte du communiqué du maire d’Elne, Nicolas Garcia.
1/ Nous sommes encore en sécheresse! Peut-être que trop de monde l’a oublié. Aujourd’hui
les nappes, les rivières, les barrages et la retenue de La Raho sont à des niveaux bas
historique. Cette dernière est d’ailleurs menacée de disparition, si nous n’arrivons pas à le
remplir par l’intermédiaire d’un adducteur, qui irait du barrage de Vinça à la Raho. Je rappelle
que celui – ci était prévu depuis la création de ses deux équipements hydrauliques. Si la
retenue devenait inutilisable, et on en n’est pas loin, ce serait catastrophique pour l’agriculture
de cette zone. De même s’il n’y a pas de recharge des nappes quaternaires et surtout pliocènes,
cette situation dure depuis trois ans, faute de recharge les sécheresses s’accumulent, c’est très
grave pour l’avenir.
2/ S’adapter et agir !
Ces années que nous venons de vivre nous devons en tirer des enseignements, nous approprier
collectivement d’un rapport différent à l’eau au niveau des usages et des économies mais
aussi d’une véritable culture de la pluie (au sens agricole du terme). En effet, si nous
devons nous adapter aux changements climatiques il est aussi impératif d’agir pour les
enrayer. Il y a la réduction des gaz à effet de serre mais aussi la végétalisation, la couverture
verte des sols, la plantation de haies et d’arbres ciblés, sont de nature à rafraîchir la planète, à
faire tomber une pluie que nous devons récolter là où elle tombe, en désimperméabilisant
nos villes. Pour lutter contre cette sécheresse qui mine et détruit notre territoire catalan, il faut
faire flèches de tout bois, mettre en place des solutions immédiates et de long terme et pour
cela il faut beaucoup d’argent et les finances des collectivités territoriales, aussi sèches que
nos nappes, n’y suffiront pas.
3/ Les tuyaux et les retenues de stockage
Adducteur Vinça – la Raho, nouveau tuyau du Rhône qui forcément partira des alentours de
Montpellier, retenues de stockage de surface, aériennes, comme celle prévue des Aspres
toujours en attente, ou souterraines comme celles qu’expérimente le syndicat des nappes de la
plaine du Roussillon, réutilisation des eaux usées, désimperméabilisation, création de
noues ??? sur chaque nouvelle urbanisation… bref les idées ne manquent pas. Pourtant si les
pouvoirs publics qui généralement admettent que nous vivons une situation exceptionnelle ne
prennent pas des mesures exceptionnelles pour notre département nous n’y arriverons pas. Il
faut flécher les Pyrénées Orientales comme territoire expérimental pour des investissements
lourds de l’État en matière d’adaptation et de lutte contre les bouleversements climatiques. Au
regard de l’urgence et des besoins, les 10 millions d’€ promis par l’ex ministre Béchu sont
une goutte d’eau, c’est 10 à 20 fois plus dont nous avons besoin ici (non compris les
indemnisations indispensables) et cela aidera pour se préparer à cette situation dans d’autres
départements du sud de la France qui ne manqueront pas d’être touchés dans un proche
avenir.
PS : mis à part sur les bordures côtières où ce n’est pas brillant quand même, nos nappes
sont à un niveau bas historique et ça continue de baisser. Quand à nos barrages et retenues
d’eau il ne leur reste plus que quelques millions de m3 d’eau utiles en cumulé, enfin nos
fleuves sont soit à sec (Agly) soit à faible étiage comme le Tech qui débite 1,4 M3/heure au
pont d’Elne très en deçà des normales de saison.