La rubrique du randonneur. Le Vivier

La rubrique du randonneur. Le Vivier

La balade du randonneur. LE P.O.T Rando’ Club(*) vous invite le dimanche le 29 janvier 2023 à faire une balade.

Durée : 4h30. Dénivelé : 520 m cumulé. Difficulté : moyen. Conditions : licence annuelle 35 euros ou assurance journalière 3 euros. Repas : grillade : apporter apéro, vin, eau, viande… Départ : 8h30 au parking de la piscine du Moulin à Vent à Perpignan.

Un peu d’histoire…

Le village occupe un piton dominé par les vestiges du château, à 465 m d’altitude. La présence d’un bassin serait à l’origine du nom du lieu.

Les villageois ont occupé trois lieux sur trois périodes distinctes : au Xe siècle proche de la chapelle Sainte-Eulalie au nord de la rivière Matassa, puis autour du château le village haut « la ville » au XIIe s, et enfin dans la vallée au nord- est du château le village bas, « le barry ».Une installation qui se fit toujours à proximité de la Matassa provenant de la forêt de Boucheville et rejoignant la Desix aux Albas.

Le Vivier : Viver au XIIe siècle, il devient « Le Vivier » au XVIIIe s, le nom vient du latin Vivarium=vivier, occitan Vivier, catalan Viver.

En Occitanie, le mot Vivier vieillit et est remplacé par Pesquier (Lat. Piscarius= relatif au poisson), qui lui aussi perd le sens primitif pour ne désigner qu’une pièce d’eau alimenté par une source. Justement, le réservoir qui a donné le nom au village, et qui a été depuis comblé, porte encore aujourd’hui ce nom de Pesquié.

Le vicomte de Fenouillet fait don du fief du Vivier à un membre d’une branche cadette de la famille comtale de Narbonne au début du XIIe siècle. En 1141, Guillem était seigneur du lieu. La première mention du château est du 9 des calendes de juin 1173. Louis du Vivier rend hommage pour sa terre au roi Louis VIII, lors du siège d’Avignon, en 1226.

Les membres de cette famille s’illustrèrent dans différents conflits, en particulier pendant la guerre de Cent Ans. Le château est assiégé et détruit par les Protestants au cours de l’année 1573.

Henri-Montserrat du Vivier (1561-1643) est capitaine-gouverneur de la place voisine de Puylaurens, commandant de la milice de Fenouillèdes. Il fait reconstruire le château, dont les ruines subsistent, en 1604.

À la tête de la noblesse du Fenouillèdes, pendant le siège de Salses, il s’empare le 16 juillet 1639 d’Estagel et de Tautavel. L’année suivante, le prince de Condé et le Maréchal de Schomberg séjournent au château pendant six jours. En 1642, pendant le siège de Perpignan, Henri-Montserrat du Vivier est présenté au roi Louis XIII par Schomberg.

La famille du Vivier reste seigneur du lieu jusqu’à la Révolution.

Le château reconstruit au début du XVIIe s, malgré l’état fort délabré de ses ruines, demeure un rare exemple d’une construction noble de cette époque troublée, sur la frontière. Les vestiges ne nous indiquent pas de traces de fortification quelconque, sauf peut-être les murailles médiévales encore visibles et formant une première enceinte.

Les vestiges de la chapelle castrale, érigée en église paroissiale en 1644, s’élèvent au Sud du château. La chute de la tour sud en 1951 et d’un pan de mur en 1995 achève de détruire ce bâtiment où se trouvait le caveau d’Henri-Montserrat du Vivier.

L’ancienne église paroissiale, dédiée à Sainte-Eulalie, date de la fin du XIIe siècle et est citée pour la première fois en 1283, lorsque fut nommé son chapelain, Gaucelm del Vivier. Elle se trouve à quelque 500 m environ à l’est du village. Elle fut utilisée jusqu’en 1644 date à laquelle l’évêque d’Alet Nicolas de Pavillon éleva la chapelle du château au rang d’église paroissiale qui prit le même nom.

L’église actuelle, également dédiée à Sainte-Eulalie, construite dans le village bas, a été consacrée le 9 décembre 1954.

Pour se renseigner, tél à : Jean-François 04 68 56 81 03 / 06 20 40 63 05

(*) Le Perpignan Omnisports des Travailleurs-es, association affiliée à la F.S.G.T.

Jean-François Menny

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