La pauvreté, une fatalité ?

La pauvreté, une fatalité ?

La précarité énergétique concerne aujourd’hui en France 12 millions de personnes. Les pauvres sont de plus en plus pauvres…

La précarité énergétique concerne aujourd’hui en France 12 millions de personnes. Les pauvres sont de plus en plus pauvres…
(c) Delgé

Société. Comment un pays toujours plus riche génère une pauvreté à un niveau toujours plus élevé.

Certains allument le chauffage quand la température des chambres tombe sous les 14 degrés. D’autres sont contraints de choisir entre manger et payer leur facture d’électricité. La précarité énergétique concerne aujourd’hui en France 12 millions de personnes. Les pauvres sont de plus en plus pauvres… Bonjour la France 2022 ! Quand la pauvreté s’enracine, les politiques menées depuis des décennies visent, au mieux, à en atténuer les effets plutôt que de s’attaquer à ses causes profondes.

Le travail ne protège plus de la pauvreté !

Logiquement, l’emploi serait la voie directe pour sortir de la pauvreté. Pourtant, que ce soit chez les actifs à temps plein ou à temps partiel, on assiste à une augmentation des travailleurs pauvres. Ainsi, l’essentiel de la progression de la pauvreté se concentre sur les familles monoparentales et les jeunes.
Plus inquiétant, la pauvreté se fixe sur les enfants : plus d’un jeune de moins de 18 ans sur cinq vit au sein d’une famille pauvre.

La pauvreté, carburant du système capitaliste

On a voulu nous faire croire, que le système capitaliste était le meilleur moyen de créer de la richesse qu’il s’agirait, dans un second temps, de mieux répartir. Faute de richesses produites, pas de possibilité de lutter contre les inégalités, pas de combat efficace contre la pauvreté, pas de redistribution possible. La croissance crée des inégalités qui seraient atténuées par une politique de redistribution active.
L’inégalité serait donc un sous-produit de la croissance, à combattre pour des raisons de justice sociale, voire économiques.

Mais force est de constater que le capitalisme se nourrit des inégalités qui sont recherchées pour elles-mêmes comme carburant à profits pour les plus riches ! La pauvreté, les inégalités, l’exploitation de l’humain ne sont pas les sous-produits, mais les combustibles indispensables au système.
Mettre fin à la pauvreté exige la fin du capitalisme.

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