« La guerre par procuration » : Jusqu’où ? 

« La guerre par procuration » : Jusqu’où ? 

Francis Wurtz* titre ainsi son article. Loin des informations habituellement données à propos de cette guerre, et sans les contester, il attire notre attention sur d’autres aspects majeurs.

Les armes : unique réponse ?

Ukraine

Francis Wurtz* titre ainsi son article. Loin des informations habituellement données à propos de cette guerre, et sans les contester, il attire notre attention sur d’autres aspects majeurs.  

Il évoque d’abord les mots du général Trinquand* prononcés lors de la fête de l’Humanité, et écrit :. « L’ancien chef de la mission militaire de la France  à l’ONU (Trinquand) ne dira pas s’il approuve ou regrette ce choix stratégique de l’OTAN, contre la Russie en Ukraine, mais il en a reconnu l’évidente réalité ». L’auteur rappelle que tel n’était pas le choix de la France au début du conflit. « Nous ne sommes pas en guerre contre la Russie. Nous savons tout ce qui nous lie à ce grand peuple européen qui a tant sacrifié durant la seconde guerre mondiale pour sauver l’Europe de l’abîme », déclarait ainsi le président Macron au début du conflit. Francis Wurtz évoque ensuite le « retournement stratégique » de Washington. Le 24 mars. La présence de Biden au Conseil européen a donc changé la donne. Le communiqué qui en est issu est explicite qui souligne: « la réponse coordonnée et unie de l’UE et des États-Unis à l’agression russe ». S’en suit une série de déclarations dont celle, prononcée à Kiev, par le ministre de la défense américain , affirmant : « Il faut gagner la guerre pour affaiblir la Russie ». 

L’OTAN, à la manœuvre. 

Depuis ce « virage » stratégique, les livraisons d’armes s’accélèrent, armes lourdes et sophistiquées, de la part des USA et des pays européens. Il s’agit maintenant de savoir jusqu’où ira ce soutien et cet encouragement militaire et de s’interroger : « Que se passera-t-il quand l’armée conventionnelle russe se sentira acculée ? ». Francis Wurtz cite, à ce moment-là le général Desportes, ancien directeur de l’École de guerre : « La question en stratégie est toujours de savoir comment va réagir l’autre. Poutine va monter dans les gammes, et il n’y a pas d’autre possibilité que d’aller frapper avec le nucléaire (…) Je suis très inquiet (…) On se rapproche de la troisième guerre mondiale (…) Cette guerre doit s’arrêter ». L’auteur, pour éviter toute incompréhension, rappelle « qu’il n’y a aucune complaisance à l’égard de Poutine dont l’agression criminelle est injustifiable et impardonnable ». 

Michel Marc

* F.Wurtz. Député communiste européen de 1979 à 2009 et président du groupe parlementaire Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) de 1999 à 2009. 

 *Trinquand.  Consultant de BFM TV et conseiller défense d’Emmanuel Macron durant la campagne. 

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