La gauche se rassemble dans les Hauts-de-France

La gauche se rassemble dans les Hauts-de-France

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Elections régionales. Dans les Hauts-de-France, l’accord conclu à gauche fera-t-il boule de neige ailleurs ?
Pas sûr du tout au regard de la situation à cette heure.

Pour la gauche et les mouvements écologistes, l’enjeu des élections régionales qui devraient avoir lieu en juin prochain, si la pandémie le permet, est simple : comment faire barrage au Rassemblement national (RN) en regagnant des positions sur les partis de droite, Les Républicains (LR) et LaREM ?
Suivant les régions, à l’heure actuelle, les réponses proposées sont variées.
Dans les Hauts-de-France, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), le Parti socialiste, le PCF et la France insoumise (FI) ont annoncé la constitution d’une liste commune, menée par l’écologiste Karima Delli. « Nous faisons union pour rompre l’emprise suffocante que l’extrême droite exerce sur les Hauts-de-France et tente, depuis notre région, d’étendre à l’ensemble du territoire national », affirment les responsables des quatre formations. La gauche, absente du conseil régional, affiche ainsi sa détermination à l’emporter et à ne plus revivre le désastre de 2015 où, pour battre le RN, elle s’était retirée au profit de Xavier Bertrand.
Dans le Grand-Est, l’ex-ministre Aurélie Filippetti, accompagnée d’une députée FI et de l’adjointe PS à la mairie de Strasbourg, avait lancé un « appel inédit », invitant au rassemblement. Début mars, PS, PCF, EELV ainsi que Cap Ecologie, Génération Ecologie et le Mouvement des Progressistes se sont entendus en vue d’une union. Mais à l’issue du vote au sein du pôle écologiste, les insoumis ont dénoncé, le 15 mars, « sectarisme » et « volonté de dominer » de la part d’EELV. Les dissensions pourront-elles être levées à temps ?

Des appels à l’union peu entendus

Dans le Centre-Val de Loire, en Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne, comme en Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, les communistes ont choisi de participer à une liste de rassemblement conduite par les présidents socialistes sortants pour, à l’exemple des Hauts-de-France, « construire collectivement cette dynamique qui permettra de battre les droites LR et LaREM et la liste d’extrême droite ». à noter que EELV a choisi de présenter sa propre liste en Nouvelle-Aquitaine ou en Bretagne comme en Occitanie où la FI fera aussi bande à part.
En Ile-de-France, le PCF et la FI se sont accordés sur une liste commune menée par la députée Clémentine Autain, tandis que le PS a choisi de présenter une liste conduite par Audrey Pulvar.  Avec l’ambition de marquer des points, EELV, soutenue par Génération.s, plaide pour l’union mais uniquement si elle se fait derrière ses propres candidats. 
En Auvergne-Rhône-Alpes, malgré les appels au rassemblement, communistes et insoumis présentent une liste commune conduite par la sénatrice PCF Cécile Cukierman, tandis que Najat Vallaud-Belkacem conduira une liste du PS et Fabienne Grébert une liste EELV.
Enfin en Normandie, le député communiste Sébastien Jumel, soutenu par la FI, espère rassembler la gauche et les écologistes pour faire basculer la région.

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